• Ring 0 – DVD

    Ring 0 nous fait remonter aux origines de la malédiction, plusieurs décennies avant l'action des deux premiers épisodes. Il nous raconte par quel destin tragique la jeune Sadako est devenue un fantôme maléfique et vengeur. Trente ans avant les événements relatés dans « Ring », Sadako n'est alors qu'une jeune fille comme les autres... ou presque, qui vient d'intégrer une troupe de théâtre. Très jolie, l'adolescente introvertie effraie un peu son entourage par son comportement étrange. Lorsque la vedette de la troupe est découverte mystérieusement morte dans les coulisses, les soupçons se portent aussitôt sur Sadako. Mais un jeune ingénieur du son, amoureux d'elle, va tenter de la protéger...

    Ring 0 Bâsudei (2000, 1h38), film japonais réalisé par Norio Tsuruta, avec Yukie Nakama, Seiichi Tanabe, Kumiko Aso…

     

    Ring 0 a été réalisé a posteriori des deux suivants. Pour autant, l’histoire se déroule Ring 0 – DVDbien aux origines. La célèbre fantôme à la mèche brune collée, ne laissant apparaitre qu’un œil, n’est encore qu’une jeune fille à l’enfance difficile, certes, mais ayant de réels sentiments humains. Plus encore, si elle s’attire bien la rancœur de quelques (unes) de ses partenaires de la troupe – la pièce rappelle étonnamment l’histoire du film – elle inspire aussi des sentiments plus tendres en particulier pour le responsable du son. Malheureusement, la jalousie, les prétentions malsaines d’un petit chef, et une histoire familiale sordide, auront raison des projets d’avenir de la jeune fille. 

    Essayons de ne pas se projeter plus loin et concentrons-nous uniquement sur cet épisode 0. La mère de Sadako a sombré dans la folie. La jeune fille grandit dans une famille austère, en proie à des aptitudes de prescience étonnantes. Par ailleurs, alors que la jeune fille que nous suivons apparaît bien tendre, une aura l’entoure et effraie, comme si elle abritait quelque chose d’insaisissable. On comprend bien pourquoi la jeune fille a besoin d’un suivi psychologique et médicamenteux. Ce remède, proche de la catharsis, elle le trouve dans le théâtre. Et ça marche. Ou, en tout cas, elle l’affirme. Ce qui est un peu loin de la vérité. Alors, quand un signal s’imprime sur la bande son, et que simultanément un membre de la troupe décède ; quand cette personne est justement perçue comme une rival de Sadako ; quand cette dernière semble à part et inaccessible, la timidité et la réserve deviennent autant de motifs de méfiance. Alors, une course poursuite s’engage. Malheureusement, si Sadako représente bien une menace, cela suffit-il à en faire l’ennemi ? Là est toute la problématique de Ring. L’ennemi est autant intérieur, que fabriqué. Après tout, si ses partenaires avaient été un peu plus ouverts, est ce que le dénouement aurait été identique ? 

    Dans l’imaginaire habituel, Ring est un peu le symbole de l’horreur made in japan. Ne réduire cette trilogie, et en particulier ce volet, qu’à ça – voire même seulement l’étiqueter comme tel – semble largement usurpé. En effet, Ring est plutôt un thriller psychologique, presque philosophique. L’action est lente mais rythmée. On marche sur un fil assez ténu ou les ingrédients sont distillés au fur et à mesure. Je ne vois pas réellement de défaut à ce film, étant fan moi-même du cinéma asiatique. Peut être qu’il sera difficile de coller les morceaux pour quelqu’un n’ayant pas vu les autres volets. De ce point de vue, Ring 0 ne se suffit pas à lui-même. Ou plutôt, il ne prend son sens qu’aux côtés des autres.

     

    note :  (en attendant de re-visionner les autres)

     

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 2 Novembre 2011 à 23:11

    J'avoue être totalement passé à côté de ces films...

    A.C.

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