• La Séparation, de Christopher Priest (W)

    Je suis de retour pour vous proposer une chronique concernant le challengeSalle 101 organisé par Lhisbei. Comme ce challenge a pour thème l'uchronie et se déroule durant l'hiver, je vous rappelle qu'il se terminera dans cinq jours. Me voilà donc pour poster toutes les chroniques que j'avais en retard. Le roman de ce soir est La Séparation, le magnifique livre de Christopher Priest.

    Deux jumeaux, Joe et Jack Sawyer, participent aux Jeux Olympiques de Berlin, et y rencontrent Rudolph Hess. De retour sur Londres, ils se séparent à cause d'une femme. L'un s'engage dans l'armée et devient pilote de chasse. L'autre est objecteur de conscience et assiste aux négociations de paix secrêtes entre l'Angleterre et le Reich...

    Salle 101Point de divergence : la nuit du 10 au 11 mai 1941, le monde tel qu'on le connait bascule. C'est du moins ce que l'on pourrait croire car c'est le point de vue de Stuart Gratton qui nous est narré au tout début de ce roman. Il s'agit d'un historien qui, de "nos jours", remarque un détail étrange à propos de cette fameuse nuit. En effet, une confusion a été faite entre ces deux frères qui, chacun de leur côté, ont joué un rôle important. Stuart Gratton vit dans une réalité alternative à la nôtre...

    J'ai bien conscience de ne pas être très clair en vous parlant de cette uchronie. Vous m'en voyez bien désolé mais il faut dire qu'il ne s'agit pas d'un livre évident à résumer tant le niveau de réalités, qu'elles soient conscientes ou rêvées, présentes ou passées, est impressionnant. Partant d'un présent alternatif, l'auteur anglais nous plonge dans un passé tel que les livres d'Histoire ont pu nous le raconter. Mais il rajoute à cela une Histoire secrête, une histoire d'amour un peu alambiquée, une amnésie, une rencontre historique, le Blitz, une histoire de sosies, de gémellité, et tant d'autres chosesSalle 101 encore...

    Et, à l'instar d'un délicieux mille-feuille, cette pâtisserie littéraire n'est pas du tout indigeste. Bien au contraire, grâce à son style magnifique, ample mais jamais ampoulé, Christopher Priest nous sert un roman merveilleux qui flirte très souvent avec l'onirisme et dont on sort un peu hébété, pas toujours sûr de ce qu'on vient de lire exactement. Alors, même si certains compare l'écrivain anglais à Philip K. Dick (à raison je pense, car ils ont des thèmes en commun), je ne vois pour ma part qu'une seule différence (il y en a sûrement d'autres), et elle est de taille : une fois entamée la lecture du roman de Christopher Priest, il m'a été totalement impossible de le lâcher !

    Juste un petit détail : même si j'ai lu ce livre dans la version Lunes d'Encre (avec une splendide couverture de Benjamin Carré), je trouve la couverture de la version poche assez magnifique et je tenais à le signaler.

    note :  

    A.C. de Haenne

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 16 Mars 2011 à 22:48

    Je n'ai pas encore lu La Séparation, mais j'adore Priest... Suite à ta chronique, j'ai bon espoir aussi pour ce roman-ci !

    2
    Jeudi 17 Mars 2011 à 07:35

    C'est un roman magnifique, pas toujours très facile à comprendre, mais on ne peut plus le lâcher une fois ouvert !

    A.C.

    4
    Vendredi 18 Mars 2011 à 18:50

    Article aussi pertinent qu'intéressant. C'est vrai que les commentaires font vivre un blog. Pour cette raison, quand je visite un blog voisin, j'essaie de mettre un commentaire si le sujet m'intéresse. Par contre, c'est plutôt rare quand je mets des liens vers les articles des autres. Plus par manque de temps,en fait...

    A.C.

    5
    Dimanche 20 Mars 2011 à 18:02
    Pitivier

    J'ai terminé la lecture de ce roman il y a quelques jours et bizarrement, je l'ai trouvé très moyen, très largement inférieur au prestige auquel il emprunte le même type de construction. Pour ne pas arranger les choses, j'ai trouvé qu'il y avait des incohérences dans le point de vue de Joe et j'ai même deviné la fin.

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    6
    Jeudi 7 Avril 2011 à 12:45

    Un commentaire que j'avais laissé passer : Pitivier, je peux comprendre ton point de vue, même si je n'ai pas (encore) lu Le Prestige. Je sais, c'est mal mais comme j'ai adoré le film, je m'y lancerai un jour (en Lunes d'encre bien sûr !)

    A.C.

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