• L'âme des guerriers - DVD

    Jake, descendant d'esclaves noirs, passe ses soirées à boire ou à se bagarrer au pub. Il brutalise sa femme Beth et provoque la révolte de son fils ainé, Nig. Pour défendre sa mère, ce dernier rejoint le gang TOA qui a remis à l'honneur les rites des guerriers Maoris...

     

    Once were warriors (1995, 1h39), film néo zélandais de Lee Tamahori, avec Rena Owen, Temuera Morrison, Mamaengaroa Kerr-Bell…

     

    On connait relativement mal la Nouvelle Zélande, si ce n’est pour son équipe de rugby et les L'âme des guerriers - DVDtatouages maoris. Pourtant, c’est un pays qui a une histoire riche mais aussi jalonnée par les armes. En effet, au-delà de l’influence britannique, le « pays du long nuage blanc » est aussi marqué par des vieilles rancœurs à l’intérieur de ses terres notamment entre maoris « d’origines » et descendants d’esclaves. 

    L’âme des guerriers s’appuie entre autre sur ces deux mondes qui, de manière improbable, se sont rencontrés au travers de Beth et de Jake. Cinq gosses plus tard, l’un et l’autre boivent plus que de raison. Ils ne se soucient que peu de leurs enfants et continuent leur route sur un équilibre instable. Or, l'un des garçons a de sérieux problèmes avec la justice. Le plus vieux, lui, décide de retrouver un semblant de dignité en intégrant un gang de maoris à la discipline martiale et nationaliste (et à ce sujet, le titre originale est plutôt explicite). Seulement, les trois autres filles restent à l’étage dans leur chambre. De fil en aiguille, la tension monte. Jake boit de plus en plus, et devient de plus en plus violent, notamment envers Beth, sans compter ses amis plus que douteux. Bref, le point de non retour est atteint. 

    L’âme des guerriers est un film très violent sur plusieurs niveaux. D’abord, bien sûr, il y a certaines scènes qui heurtent. Quand Jake bat sa femme, par exemple. Mais surtout, je trouve que la manière dont ces violences, et en particulier celles infligées aux femmes, sont banalisées par les protagonistes eux-mêmes, bien plus dures. Une amie de Beth lui rend visite le lendemain d’un tabassage en règle, qui survient en pleine soirée/fête. Elles discutent comme si la situation était normale. Boogie, le plus jeune fils, est envoyé en foyer sans que ni son père ni sa mère n’aient pu assister au procès. Cela ne dérange pas Jake. Au contraire : c’est un mollasson, ça lui fera du bien. Sans compter l’environnement général, digne des faubourgs représentés habituellement dans les grandes villes. 

    L’image de la Nouvelle Zélande véhiculée est peu reluisante, même si elle n’est certainement que partielle. Ceci dit, à quelques jours d’un événement sportif international, ce n’est pas un mal de remettre quelques thèmes sur le tapis, fussent-ils issus d’une fiction. Un mot rapide sur la réalisation : dès les premières scènes, on pense à un Tarantino. On fait pire comme comparaison.

     

    note :

     

    Les Murmures.

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 2 Septembre 2011 à 13:35

    Etrangement, je n'ai jamais pu voir ce film...

    A.C.

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