• Je suis une légende – DVD

    Mystérieusement immunisé contre le mal, Neville est aujourd'hui le dernier homme à hanter les ruines de New York. Peut-être le dernier homme sur Terre... Depuis trois ans, il diffuse chaque jour des messages radio dans le fol espoir de trouver d'autres survivants. Nul n'a encore répondu. Mais Neville n'est pas seul. Des mutants, victimes de cette peste moderne - on les appelle les "Infectés" - rôdent dans les ténèbres... observent ses moindres gestes, guettent sa première erreur. Devenu l'ultime espoir de l'humanité, Neville se consacre tout entier à sa mission : venir à bout du virus, en annuler les terribles effets en se servant de son propre sang. Ses innombrables ennemis lui en laisseront-ils le temps ? Le compte à rebours touche à sa fin...

     

    I am Legend (2007 ; 1h40) film américain réalisé par Francis Lawrence avec Will Smith, Alice Braga, Charlie Tahan…

     

    Je suis une légende est à l’origine un roman de Matheson, qui vaut clairement sa lecture Je suis une légende – DVDmanifestement. Il a aussi connu une première adaptation, Le survivant (1971), dans laquelle jouait Charlton Heston. Cette version et un remake du film de 1971. Cette fois, c’est Will Smith qui s’y colle. Je n’ai ni lu le roman, ni vu le précédent film. Aussi, je me contenterais de mes impressions sur ce film ci. Je précise au passage que j’ai visionné la « fin alternative », que proposait le DVD collector, tout en ayant vue l’originale au cinéma à l’époque. Il semblerait qu’elle colle mieux avec le roman. Quoi qu’il en soit, elle me laisse un bien meilleur souvenir.

     Ici, il s’agit clairement d’un récit de fin du monde, même si un semblant d’espoir est permis. Nous sommes directement plongés dans le quotidien routinier de Neville dont nous arrivons à retracer la raison de son isolement grâce aux quelques flash back qui jalonnent le film. Les scientifiques, dont il fait manifestement partie tout en étant considéré comme un militaire (comme c’est pratique quand même, mais passons), ont trouvé le remède au Cancer. Or, il semble aussi que ce remède ait généré une autre forme de dégénérescence. A part une infime minorité, les humains ne vivent plus que la nuit, se nourrissant comme ils le peuvent en faisant peu de manière sur la cuisson de leur nourriture. Ils sont surtout devenus étonnamment violents. Bille en tête, Neville trouve un sens à son existence en essayant de contrecarrer le virus afin de les ramener à une civilité. Pourtant, ces « nouveaux » hommes et femmes ne vivent-ils pas en communauté ? La question fait sens après tout. Elle occupe aussi la majeure partie du film. Est-ce que le rôle de sauveur de l’humanité est si glorieux qu’il justifie un changement forcé ? Après tout, s’ils sont bien comme ça, qu’est ce que Neville vient faire dans leur histoire ? Au moins, le scénario (et a fortiori la fin alternative) nous épargne le manichéisme d’un bon sauveur et d’un méchant mutant. On n’est pas que sur un film de zombie. Le film soulève aussi la question du rôle de la science, et surtout, de ses limites. 

    On finit aussi par se demander si les motivations de Neville ne sont pas plutôt égocentriques. Il se sent effectivement seul, même s’il est accompagné de sa chienne. Ses multiples efforts pour recréer un semblant de société humaine à l’aide de ces mannequins de vitrine donne une ambiance de désolation encore plus grande. Le quotidien réglé comme du papier à musique l’aide à garder la tête sur les épaules. Pourtant, on sent bien qu’il est sur la corde raide et que le moindre changement supplémentaire pourrait le déboussoler. Parmi ceux-ci, l’arrivée de deux autres survivants qui ont répondu à ses appels. Je ne me suis pas trop attardé sur cette intrigue. Will Smith joue juste, la plupart du temps. Heureusement ceci dit. Malheureusement, sa partenaire n’apporte pas grand-chose à l’intrigue. Elle est un prétexte à la recréation d’un lien. Mais l’espoir qu’elle est supposée apporter retombe aussi vite. 

    Malgré quelques déceptions scénaristiques et quelques scènes trop too much pour être honnêtes, Je suis une légende se laisse largement regarder et rafraichit le film de survie. Les thèmes abordés et le traitement de l’ensemble sont plutôt dynamiques. Peut être pas le film de SF du siècle, ni même l’adaptation (ça, je vous laisse juges), mais bon, à 3€ le DVD… En revanche, si vous mettez les yeux sur la fin alternative, cela n’en est que mieux.

     

    note :

     

    Les Murmures.

     

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 17 Août 2011 à 21:51

    Audio-lu l'année dernière, le livre de Matheson présente de grosses différences tout de même. Je n'ai pas vu la fin alternative, mais celle que j'ai vu m'a beaucoup fait penser à du Shyamalan (pas terrible, donc...)

    A.C.

    2
    Jeudi 18 Août 2011 à 14:49

    contrairement au film, le livre est indispensable !

    3
    scifictif
    Jeudi 18 Août 2011 à 18:40

    Ce film diffère à tel point du roman, que le titre même, pourtant commun aux deux, n'a plus la même signification.

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    4
    Jeudi 18 Août 2011 à 19:33

    toutàfait

    5
    Les-murmures
    Jeudi 18 Août 2011 à 19:57

    Je vous fait totalement confiance à ce propos (comme je l'ai précisé, je n'ai pas -encore- lu le livre). Une contre-chronique s'imposera quand ce sera chose faite alors :)

     

    6
    Jeudi 18 Août 2011 à 23:04

    Ce film aurait mérité un titre différent (peut-être I am Will Smith) avec mention au générique "vaguement inspiré de". Ce qui me gêne dans ce genre de film, outre le fait que c'est un énième triste reflet de la pensée américaine post 11 septembre (face à la catastrophe, je refonde une famille Benetton et j'enseigne les vraies valeurs : Bob et Shrek), c'est la vision quasi christique du personnage du héros ; Will Neville renie dieu pour toute la souffrance et la destruction du monde, mais trouve la rédemption dans un sacrifice, devenant ainsi le message d'espoir que ses apôtres porteront pour lui. Enfin, dans la version officielle. Pour la version alternative, on se croirait dans un remake de fin alternative de Blade Runner. Et dire que ça va devenir une franchise avec une préquelle. Mais dur de retailler la même route des étrons vampiriques de jeu vidéo raté quand Avatar est passé par-là

    7
    Vendredi 19 Août 2011 à 00:45

    Ah oui, je me souviens maintenant ce que j'avais préféré dans ce film : Will Smith, dans un vrai rôle de composition, affirmant que Dieu n'existe pas ! Bon, un peu plus loin dans le film, il retrouve la vraie vérité, mais quand même...

    Merci Merlefou !

    A.C.

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