• Fantasy au Petit-DéjeunerMagnifique émission apparue sur la toile il y a exactement un an, le Palais des déviants est animée par deux passionnés : Laurent Queyssi et Etienne Barillier.

    Avec ou sans invités (on a eu la chance d'entendre Lucas Moreno, Simon Sanajuhas, Jérôme Vincent...), ce magazine se caractérise de deux manières principales : son éclectisme et son érudition.

    Ainsi, dans le Palais des déviants, on parle aussi bien de séries télé (DoctorFantasy au Petit-Déjeuner Who, Star trek...), de BD (l'émission spéciale avec Jean-Marc Lofficier était un petit bijou), de steampunk (il faut dire qu'Etienne Barillier peut être considéré comme le grand spécialiste français du genre), et puis aussi de films et de livres bien sûr. Et de bien d'autres choses encore...

    Et si le mot érudition peut facilement s'appliquer à l'émission, ce n'est pas de culture encyclopédique aussi chiante qu'imbuvable qu'il s'agit. Non, là, on nous la sert entre deux tranches de bonne humeur.

    Fantasy au Petit-DéjeunerEn effet, en seulement neuf émissions mises en ligne, le Palais des déviants a suFantasy au Petit-Déjeuner imposer un ton unique sur la toile. Il faut dire que ce ton est surtout dû à la complicité des deux animateurs, qui savent parfaitement mettre à l'aise leurs invités.

    Je peux vous dire que je suis très rapidement devenu accro au Palais des déviants. Tous les mois, quel plaisir de retrouver les deux compères ! En effet, je suis sûr d'apprendre quelque chose tout en m'amusant.

    Le seul soucis de cette émission, c'est qu'elle est beaucoup trop courte !

    A.C. de Haenne

    A noter que si vous êtes intéressés, Etienne Barillier et Laurent Queyssi ont fait un appel à contributions. Si vous avez une idée, n'hésitez surtout pas à la leur soumettre.


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  • J'ai l'immense honneur de vous annoncer l'arrivée sur le Blog de A.C. de Haenne d'un nouveau chroniqueur : Les-murmures. Vous pouvez dès à présent vous rendre compte du talent du jeune homme en allant goûter la qualité de son tout premier article.

    Bienvenue, Les-murmures ! 

    A.C. de Haenne


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  • "Le nez de Cléopâtre, s'il eut été plus court, toute la face de la Terre en aurait été changée" est une pensée célèbre que l'on attribue à Pascal (1623-1662). Cette phrase porte en elle les prémisses de ce que l'on appellera bien plus tard l'Uchronie (en 1857, Charles Renouvier fera paraître Uchronie)

    Fantasy au Petit-DéjeunerA l'occasion du challenge Winter Time Travel lancé par Lhisbei sur son blog, il me semblait intéressant de faire un point sur ce qu'on entendait exactement par Uchronie. Référence évidente à l'Utopie (littéralement, le lieu qui n'existe pas), on pourrait donner à ce terme la définition suivante : le temps qui n'existe pas. Plus précisément, l'Histoire telle qu'elle ne s'est pas déroulée et qu'un écrivain de Science-Fiction réinvente.

    De SF ? Oui, car l'Uchronie est bien une des nombreuses branches de la SF. C'est vrai qu'on a tendance habituellement à situer les récits de SF dans un futur plus ou moins proche, et parfois - plus rarement -, dans le présent. Et le questionnement que pose la SF spéculative ou l'anticipation quant au devenir de l'Humanité dans le futur resteFantasy au Petit-Déjeuner tout à fait valable dans le passé.

    "Et si Napoléon n'avait pas perdu à Waterloo... ?"

    "Et si Hitler était parvenu à prendre Stalingrad... ?"

    "Et si Alexandre le Grand n'avait pas tranché le noeud gordien... ?"

    "Et si Jules César n'avait pas franchi le Rubicond... ?"

    C'est à partir de cet instant (il serait totalement vain de croire qu'il s'agisse d'un instant précis et non d'une période plus ou moins longue), que l'on appelle point de divergence, que l'Histoire bascule, devenant alors un objet littéraire. A charge alors à l'écrivain de développer tout son talent pour nous offrir une Histoire alternative crédible. C'est une toute autre manière de voir comment les hommes vivent l'Histoire, et ce qu'ils en font.

    Fantasy au Petit-DéjeunerLors d'une conférence sur l'Uchronie que j'ai eu le plaisir d'écouter en podcast, les intervenants regrettaient que les limites du genre tenaient dans le fait que l'on s'intéresse de moins en moins à l'Histoire. Or, sans la connaissance précise de l'Histoire officielle, comment apprécier celle, alternative, que l'écrivain nous propose ? Quel est l'intérêt de lire une telle histoire si on n'a pas les bases de la véritable ? De quelle manière peut-on comprendre les enjeux du récit qui nous est fait ?

    Voilà, beaucoup de questions qui restent en suspens pour un sujet tout à fait passionnant.

    Dès le 21 décembre, on aura l'occasion de reparler d'Uchronie...

    A.C. de Haenne

    A noter que Bifrost avait consacré une bonne partie de son numéro 34 à l'Uchronie. Et pour approfondir le sujet, vous pouvez aller faire un tour sur le site PocheSF, qui propose un très bon guide lecture.

    A noter également une chronique humoristique de Vincent Roca (au Fou du Roi, sur France Inter) consacrée, tenez-vous bien, à l'Uchronie :

     

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  • Juste un petit article pour vous faire part de ma déception : je n'ai pas gagné la liseuse, malgré toute l'aide que vous, lecteurs du Blog de A.C. de Haenne, m'avez apporté. Je vous demandais de lire la chronique de La Tune dans le Caniveau, ce qui vous amenait vers la page consacrée sur le site de Thierry Crouzet. Malgré tout nos efforts, ma chronique est arrivée neuvième. Il faut dire que je n'avais eu l'information (par Lhisbei) assez tardivement. L'auteur fait un article pour tirer un bilan de cette opération qu'il trouve mitigée : Je vends plus de livres papier que d'ebooks.

    Donc, par ce petit billet, je tenais à vous remercier du fond du coeur de toute l'aide que vous m'avez apporté. Et puis, ce n'est que partie remise...

    A.C. de Haenne


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  • Relayée par le site spécialiste de l'oeuvre de Robert E. Howard, Les Chroniques Nemediennes, j'ai trouvé une information vraiment très intéressante sur la toile : un californien du nom de Douglas Sunlin a l'intention de réaliser un fanfilm tiré de la nouvelle The Frost Giant's Daughter, écrite en 1932. Voici bien un projet enthousiasmant ! Comme vous le savez, je suis un inconditionnel de Howard, et tout particulièrement de son héros le plus connu, Conan. Comme beaucoup, je n'ai pas été totalement convaincu par l'adaptation cinématographique qui date déjà de 1981 (notamment à cause du choix de l'acteur principal). Celle que les studios hollywoodiens (Lionsgate, pour ne pas les citer) nous préparent pour 2011 semble, pour peu qu'on puisse en juger (la date de sortie est prévue pour le 19 août !), assez éloignée de l'oeuvre originale. Malheureusement !

    Fantasy au Petit-DéjeunerMais heureusement, des passionnés tels que Douglas Sunlin se lancent dans cette aventure folle qu'est l'adaptation du maître. Déjà, en choisissant d'adapter une nouvelle en particulier, il s'agit là du premier gage de qualité. Ensuite, en prenant La fille du géant de gel (The Frost Giant's Daughter en version originale), courte nouvelle terminée par Howard, Sunlin se donne toutes les chances d'aller au bout de son projet. En effet, dans cette très belle nouvelle, aussi sensuelle que sauvage, les personnages sont peu nombreux et les décors plutôt réduits. D'ailleurs, la quasi-totalité du casting est déjà trouvée : Will McMichael dans le rôle titre, et Natalia Sofia dans celui d'Atali, la belle et sulfureuse tentatrice qui attire les guerriers moribonds vers son père...

    Ceci nous promet donc une jolie adaptation, et j'ai vraiment hâte de voir ce que cela donne. Toutefois,  bouclage du budget n'est pas totalement réalisé. En effet, le studio Guignol (en référence au théâtre du Grand-Guignol créé en 1897 par Oscar Méténié, selon Sulin lui-même à qui j'ai posé la question) veut réunir 5000 dollars. A l'heure où j'écris cet article, ils n'ont acquis qu'une partie de la somme (1500$). Il ne reste plus que cinquante jours pour le faire...

    J'espère pouvoir très bientôt vous proposer une petite interview de Douglas Sunlin. Je dis "j'espère" non pas parce que le monsieur est un peu snob (bien au contraire !), mais bien parce que faire une interview en anglais n'est pas vraiment une chose aisée pour moi.


    Alors, n'hésitez surtout pas à aller faire un petit tour sur le site du projet de Douglas Sunlin : Robert E. Howard's The Frost-Giant's Daughter...

    N'oubliez pas la critique : La Tune dans le Caniveau

    A.C. de Haenne


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  • La lecture de la critique de La Tune dans le Caniveau reste pour moi très importante pendant encore quelques jours... Alors, n'hésitez surtout pas et suivez ce lien : la critique de La Tune dans le Caniveau.

    Merci beaucoup.

    A.C. de Haenne


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  • Et voilà la dernière partie de ce passionnant entretien :

    A.C. : Oui, et j'en fais partie ! J'ai lu sur ton blog que tu fais des séancesFantasy au Petit-Déjeuner de dédicaces, et que celles-ci n'attirent pas toujours les foules... Veux-tu nous en faire part ?

    Paul : Il y a eu des séances catastrophiques, comme celle où le libraire a oublié de commander les livres… Mais il y a aussi eu des dédicaces extraordinaires. Quand je rencontre des lecteurs ou des futurs lecteurs et que je commence à discuter avec eux, c’est tout un aspect entièrement nouveau du travail d’auteur qui s’ouvre à moi.

    Fantasy au Petit-DéjeunerÉcrire, ce n’est plus seulement cet acte solitaire de l’auteur devant son clavier, c’est aussi rencontrer physiquement des gens.

    Évidemment, je suis totalement inconnu et j’écris de la fantasy : il faudrait être bien naïf pour espérer attirer plus que quelques curieux, mais quelques curieux, moi, ça suffit à mon bonheur.

    A.C. : En ce qui concerne ton blog, son sujet principal concerne les conseils aux écrivains en herbe. Quel serait celui qui te semble le plus important et que tu pourrais donner aux lecteurs du Blog de A.C. de Hænne ?

    Paul : Il faut lire beaucoup, bien sûr. Et se cramponner à l’écriture comme du chiendent ou alors laisser tomber et faire autre chose. Et surtout, éviter le compte d’auteur comme la peste.

    Zut, ça fait trois.

    A.C. : Ça va, on ne t'en voudra pas... Sinon, quels sont tes projets pour le futur ?

    Paul : J’ai deux romans à revoir en profondeur, dont l’un qui se passe dans l’univers de La Pucelle. Sinon, je suis sur un projet qui commence à faire bouillir la marmite aux idées. De la fantasy, encore, mais totalement autre chose.

    A.C. : En feuilletant l'anthologie parue à La Volte, Ceux qui nous veulent du bien, queFantasy au Petit-Déjeuner j'ai offert à des amis, et où l'une de tes nouvelles y a été publiée, j'ai remarqué quelque chose qui m'a intrigué. En effet, sur la fiche signalétique qui te concernait, pour renseigner la date de naissance, tu as mis : 23/09/2010. Pourquoi ?

    Paul : Ah ah ! C’était ma “date de naissance” d’auteur publié : la sortie prévue de La Pucelle.

    A.C. : J'en étais sûr !

    Paul : Comme toutes les dates d’accouchement présumées, c’était juste une estimation... puisque finalement, la demoiselle est arrivée en avance dans les librairies, dès le 09 septembre.

    A.C. :Ah oui, c'est vrai !La Volte est une maison d'édition assez politique, et cette anthologie ne semble pas déroger à sa réputation. Est-ce un texte qu'on t'a demandé ? Peux-tu nous parler de cette expérience ?

    Fantasy au Petit-DéjeunerPaul : Je ne vois pas La Volte comme une maison politique, plutôt une maison qui aime les textes singuliers, presque expérimentaux.

    En ce qui me concerne, j’ai vu un appel à texte sur Internet “Nouvelles technologies et atteinte à l’humain”. J’avais déjà une “vieille” nouvelle toute prête que j’ai relue et un peu modifiée, et je l’ai envoyée ; hop, trois clics ont suffi. A l’époque, je ne savais pas que La Pucelle était retenue par Mnémos : je ne l’avais même pas envoyée sous le pseudonyme de Paul Beorn.

    A.C. : Aurais-tu un scoop pour le Blog de A.C. De Hænne ?Fantasy au Petit-Déjeuner

    Paul : Euh...

    A.C. : Tant pis, la prochaine fois peut-être ? Juste une toute dernière question avant de te laisser le dernier mot. J'ai lu à la fin de ton premier roman que ton pseudo, Beorn, vient d'un héros de Fantasy. Peux-tu nous dire lequel ?

    Paul : C’est un personnage secondaire de Bilbo le hobbit, un grand homme solitaire qui peut se changer en ours à volonté, mais qu’on peut amadouer si l’on sait lui raconter de bonnes histoires.

    Ma mère nous a lu ce roman, à mes frères et soeur et moi, quand j’avais cinq ans. Et ce personnage de colosse bourru un peu sauvage me fascinait : c’est un peu pour lui que j’ai décidé d’écrire des romans.

    A.C. : Et le mot de la fin est pour toi...

    Paul : Zut, je n’aime pas le mot “fin”, surtout quand c’est la fin d’un moment agréable comme celui-ci...

    Voilà, c'est vrai qu'on serait bien resté plus longtemps avec Paul. Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin. Pour continuer l'aventure avec l'auteur niortais, je ne peux que vous inviter à aller vous plonger dans La Perle et l'Enfant, et sa suite, Le Hussard Amoureux...

    Sinon, comme à chaque fois, je vous invite à aller lire ma critique de La Tune dans le Caniveau...



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  • Comme promis, voici la deuxième partie de l'entretien que j'ai eu avec Paul Beorn : 

    A.C. : À combien d'éditeurs as-tu envoyé ton manuscrit avant d'essayer Mnémos ?

     

    Fantasy au Petit-DéjeunerPaul : Un nombre vraiment très petit qui porte le nom de « zéro ».

     

    A.C. : C'est vrai ? Pas mal !

     

    Paul : Mais Mnémos a mis plus d’un an pour me répondre et entretemps, j’avais essayé un petit éditeur qui l’a refusé.

     

    A.C. : J'imagine qu'il y a eu un travail de réécriture. Comment cela s'est-il passé ?

     

    Paul : Avant d’envoyer le manucrit, j’ai relu et retravaillé ce roman une bonne cinquantaine de fois. J’ai conservé toutes les versions sous format électronique : “Jéhanne 10.04.06” “Jéhanne 15.05.06”, il y en a des dizaines... Dans la toute première version, par exemple, le texte était rédigé au présent de l’indicatif – j’ai tout remplacé par le passé simple.

    Une fois le roman accepté chez Mnémos, je me suis attendu à des changements douloureux, à des compromis et des sacrifices. En fait, pas du tout. On m’a demandé d’étoffer légèrement la fin du tome 2, mais j’étais bien conscient que quelque chose clochait donc ça ne m’a posé aucun souci. Puis ma directrice d’ouvrage, Hélène Ramdani, qui avait adoré le texte, m’a renvoyé un fichier avec toute une série de propositions de modifications.

    Ce n’était rien du tout : le plus souvent, il s’agissait d’un mot à changer pour éviter une répétition ou lisser une phrase – le travail éditorial normal, en fait, rien de bien traumatisant surtout que j’avais été habitué à le faire sur CoCyclics.

    Rien ne m’a été imposé. Nous avons passé quelques heures au téléphone à discuter de chaque point, en rigolant beaucoup, en argumentant passionnément et... c’est un merveilleux souvenir. J’aurais aimé que cela dure plus longemps et j’y repense toujours avec le sourire aux lèvres.

     

    Fantasy au Petit-DéjeunerA.C. :La Perle et l'Enfant a-t-il été écrit comme un diptyque dès le départ, ou bien était-ce un seul roman à la base, qui a été coupé en deux ensuite par l'éditeur ?

    Paul : Il a été écrit en deux étapes, avec une pause de deux ans entre les deux. Mais je l’ai toujours considéré comme un seul roman et c’est Mnémos qui a demandé à en faire deux tomes. Je le regrette un peu, mais je n’allais tout de même pas refuser.

    A.C. : Oui, je comprends.Dans ma critique de La Perle et l'Enfant parue sur le site de la Yozone, je disais trouver le personnage de la sorcière étonnamment faible pour être la méchante de l'histoire. Or tu m'as dit que j'avais fait un contre-sens, qu'il n'y avait pas vraiment de méchant dans ton roman. Peux-tu nous en dire d'avantage (sans, bien sûr, nous dévoiler l'intrigue) ?

    Paul : Ce n’est pas un contresens. En fait, il y a bien une méchante dans l’histoire, mais c’est son aspect “terrifiant” que je contestais : elle fait le bonheur des gens. Certes, c’est un bonheur factice et qui finit par leur coûter cher, mais en aucun cas, elle ne les terrifie, bien au contraire.

    Par ailleurs, il est vrai que ce personnage apparaît très peu dans le premierFantasy au Petit-Déjeuner tome, car la narration est focalisée sur le personnage de Jéhanne.

    Mais le véritable “méchant”, dans cette histoire, ce serait plutôt cette foule de gens qui se trompent, par faiblesse ou par lâcheté, qui ont abandonné leur libre arbitre et ont accepté le “pacte” de magie. Ceux-là voient dans Jéhanne une ennemie, parce qu’elle leur rappelle que leur bonheur n’est qu’une illusion et ils n’ont pas du tout envie d’ouvrir les yeux.

    A.C. : Merci, c'est très éclairant. Cela fait plus de deux mois que ton premier livre est sorti (moins de un pour le deuxième). Comment vis-tu cette nouvelle vie ?

    Paul : Pour être honnête, ça ne change pas grand chose. Je continue à aller travailler tous les matins et à mener ma petite vie tranquille.

    Fantasy au Petit-DéjeunerCe qui change, ce sont les salons où je rencontre tout le petit monde de l’imaginaire, toujours très ouvert et accessible, et ces rencontres inoubliables avec des lecteurs ou des chroniqueurs, comme Flo des Lyonnes de la SF. J’ai l’impression d’avoir ouvert un petit passage dans un autre univers et de pouvoir y aller quand ça me plaît, une sorte de double-vie, en fait.

    Ce qui change aussi et surtout, c’est de savoir, en allumant mon ordinateur, que des lecteurs attendent maintenant de lire ce que je vais écrire...

    A.C. : Oui, et j'en fais partie ! J'ai lu sur ton blog que tu fais des séances de dédicaces, et que celles-ci n'attirent pas toujours les foules... Veux-tu nous en faire part ?

    Voilà pour la deuxième partie. La fin devrait arriver dès demain. En attendant, pour combler quelque peu votre frustration, je vous invite à aller lire (si ce n'est déjà fait) une critique vraiment très importante pour moi : La Tune dans le Caniveau.

    A.C. de Haenne


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  • Paul Beorn est un jeune auteur qui vient tout juste de sortir un diptyque de Fantasy, La Pucelle de Diable-Vert, publié chez Mnémos (d'ailleurs, je viens de voir que la maison d'édition vient de mettre à la disposition de chacun le premier chapitre de La Pucelle en audiobook). Il a eu la gentillesse de répondre à quelques questions...

    A.C. De Hænne : Première question rituelle : peux-tu te présenter aux lecteurs du Blog de A.C. de Hænne en quelques mots ?

    Fantasy au Petit-DéjeunerPaul Beorn : Au secours ! Je ne sais pas me présenter !

    J’ai 33 ans, deux enfants, un travail et un amour immodéré pour les romans. Euh... Peut-on passer à la suite ?

    A.C. : Oui, oui, bien sûr ! Avant de parler plus précisément de tes romans, j'aimerais que tu nous parles de CoCyclics, qui est une association d'aide aux écrivains en herbe. Même si tu n'étais pas là à ses débuts, je sais que tu es un membre très actif. Que peux-tu nous en dire ? En quoi cela t'a-t-il aidé ?

    Paul : Pour résumer, CoCyclics est un endroit où les auteurs viennent se “bêta-lire” les uns les autres, c’est à dire font des lectures critiques très poussées sur le fond et la forme – mais toujours respectueuses– que l’auteur utilise ou non pour perfectionner son texte. Le collectif négocie des partenariats avec les éditeurs intéressés pour que les manuscrits portant l’estampille “CoCyclics” soient lus avec une attention particulière. Et il se trouve que... ça marche. Pratiquement tous les manuscrits passés en cycle trouvent un éditeur. De gros éditeurs et de moins gros, mais ils en trouvent.

    En ce qui me concerne, La Pucelle n’est pas passée en cycle sur CoCyclics parceFantasy au Petit-Déjeuner qu’à cette période, les soumissions de romans étaient fermées. Le fait d’être membre du collectif ne m’a pas aidé auprès des éditeurs : mon roman n’avait pas reçu l’estampille et à l’époque (il y a deux ans, donc) CoCyclics était très peu connu. De toute façon, Mnémos étudie attentivement tous les manuscrits d’où qu’ils viennent.

    Pourtant le collectif m’a aidé pour d’autres raisons : j’y ai rencontré des gens qui m’ont bêta-lu “en privé”, j’ai moi-même bêta-lu des manuscrits – ce qui est très instructif – et j’ai rencontré toute une communauté où le mot “entraide” a un vrai sens. Pour toutes les questions techniques (qui s’y connaît en équitation par ici ? Où je peux trouver un bouquin sur les vêtements au moyen-âge ? J’ai écrasé ma sauvergarde, à l’aiiiide !) ou pour toutes les petites angoisses existentielles des auteurs, c’est un endroit exceptionnel, rempli de gens adorables.

    (pour en savoir plus sur CoCyclics, j’ai répondu à une interview de fantasy.fr spécifiquement sur ce sujet : CoCyclics, petit têtard deviendra grand)

    Fantasy au Petit-DéjeunerA.C. : Venons-en à présent à La Perle et l'Enfant, ton premier roman publié. Ce n'était pas ta première expérience en littérature. Je crois que tu t'étais déjà essayé à la littérature blanche. Peux-tu nous en parler ?

    Paul : A l’âge de cinq ans, j’ai décidé d’écrire des romans. Enfant, j’écrivais de petites, puis de grandes histoires qui ressemblaient à ce que je lisais. De la blanche, donc. Mais de la blanche teintée d’aventure ou de fantastique léger, toujours.

    Vers dix-huit ans, j’ai envoyé un roman chez Gallimard et consors – comme tout le monde... et j’ai reçu les réponses-types – comme presque tout le monde. Je n’en ai pas été surpris, je me suis seulement dit “il y a du pain sur la planche”. Alors pour me faire la main, j’ai décidé d’écrire des romans pour rien et des nouvelles que j’ai proposées à des concours. Certaines ont été publiées dans des revues ou des recueils.

    A.C. :La Perle et l'Enfant est un roman de Fantasy. Comment t'est venue l'idée d'écrire dans ce genre ? Pourrais-tu nous parler de la maturation de ce projet ?

     

    Paul : J’avais dévoré tout Tolkien avant l’âge de douze ans. Donc... le verFantasy au Petit-Déjeuner était donc dans le fruit ! Mais c’est quinze ans plus tard que je me suis essayé à la fantasy pour la première fois.

    Dans l’optique que j’avais, et que l’on peut résumer par “entraîne-toi, mon petit gars”, je partais du principe que le meilleur moyen de s’améliorer, c’était de fureter, d’apprendre, de rester curieux de tout, et surtout d’essayer différents genres et styles. D’où la fantasy !

    Combien de temps le projet a maturé dans mon petit cerveau d’auteur, ça, je n’en sais rien. J’ai retrouvé des répliques de La Pucelle quasiment identiques à celles de romans de Tolkien ou de Roald Dahl que j’ai lus à 7 ou 8 ans, on peut donc avancer une période de... vingt ans ?

    Mais d’un autre côté, une fois que j’ai eu mon idée en tête, je me suis mis à écrire très vite. Alors, on pourrait tout aussi bien dire... un mois ?

    A.C. : À combien d'éditeurs as-tu envoyé ton manuscrit avant d'essayer Mnémos ?

    Voilà, la suite, c'est pour demain. En attendant, je vous invite à aller lire la critique que j'ai publiée le 27 novembre dernier : La Thune dans le Caniveau...

    A.C. de Haenne



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  • Alors voilà, j'ai une très bonne nouvelle à vous annoncer : Paul Beorn, un jeuneFantasy au Petit-Déjeuner auteur que j'ai eu le plaisir de découvrir récemment, a accepté de répondre à quelques-unes de mes questions. Il l'a fait avec beaucoup de gentillesse et, surtout, avec énormément d'humour. On a parlé de beaucoup de choses, notamment de son magnifique premier roman, La Perle et l'Enfant, paru récemment chez l'éditeur Mnémos.

    J'espère vous faire partager cet agréable moment d'échange le plus tôt possible...

    A.C. de Haenne


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  • Oui, en attendant l'année prochaine et la douzième édition des Utopiales, je ne pouvais terminer celles-ci sans passer voir un ami. C'est l'Elephant de l'Île de Nantes ! Bon, bien sûr, comme il pleuvait quand je suis allé le voir avant de repartir, il était bien à l'abri sous les Nefs. Voici quelques photos que j'avais prises voilà quelques mois :

    Fantasy au Petit-Déjeuner

    Fantasy au Petit-Déjeuner

    Fantasy au Petit-Déjeuner

    Fantasy au Petit-Déjeuner

    Voilà, ainsi s'achèvent pour moi les Utopiales 2010. Seuls les souvenirs restent... Et puis aussi les livres que je ne manquerai pas de chroniquer bientôt !

    A.C. de Haenne


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  • Il y a des jours comme ça où il vaudrait mieux rester couché. Voilà, c'est officiel, Lucas Moreno a pris une terrible décision, il va arrêter utopod.

    Fantasy au Petit-Déjeuner

    Voici la déclaration qu'il a mise sur le site du podcast qu'on regrette déjà :

     

     Chères auditrices, chers auditeurs,

    Vous aurez compris au titre de cet article de quoi il est question. Avant de vous expliquer les raisons de ma décision, je tiens à commencer par deux touches positives.

    Premièrement, un message capital en trois mots : restons en contact ! L’année prochaine, j’ai dans l’idée de mettre sur pied un blog personnel à l’anglo-saxonne, avec diffusion de mes nouvelles – sans aucune restriction de partage ni blocage électronique – au format texte et sans doute aussi au format audio, selon la même formule et les mêmes critères de qualité qu’utopod. De manière plus générale, qui sait, il n’est pas impossible qu’un jour je lance un nouveau projet littéraire en ligne, et le moment venu je trouverais vraiment dommage d’avoir perdu le contact avec vous, les auditeurs d’utopod, friands de bons textes et d’initiatives innovantes sur la Toile. Alors voici une solution très simple pour éviter cela : écrivez-moi un mail vide en mettant dans le titre « Lettre d’information de Lucas ». Ainsi, vous serez tenus au courant de mes projets actuels et futurs.

    Deuxième point positif : utopod s’arrête, mais le site et le flux demeurent actifs, ce qui signifie que l’ensemble des épisodes restent indéfiniment à disposition des internautes. Utopod devient ainsi une sorte de fonds audio électronique de nouvelles francophones de SF, de fantastique, d’horreur et de fantasy.

    Passons à l’essentiel : après pas loin de quatre ans de bons et loyaux services, j’ai pris la décision de mettre un terme à utopod. L’épisode 045 était donc le dernier. Je ne passerai pas le flambeau, ce qui veut dire que l’émission s’arrête pour de bon.

    J’ai fait ce choix pour une raison bien simple : utopod me prend un temps énorme et rogne sur mon temps d’écriture personnelle. Pour vous donner une idée, voici le travail que demande la production d’un épisode : lecture de revues, de recueils et d’anthologies en continu ; démarches administratives concernant les droits d’exploitation audio du texte retenu ; travail d’édition et d’adaptation de la nouvelle en collaboration avec l’écrivain ; gestion du « calendrier comédiens » ; travail sonore sur le fichier audio que m’envoie le lecteur ; recherches biobibliographiques sur l’auteur ; écriture, enregistrement puis montage de l’introduction et de l’épilogue ; montage et nettoyage global de l’épisode ; rédaction de l’article de blog ; rédaction des mails de promotion ; puis, lorsqu’il y a un souci technique sur le flux ou le site, correspondance avec le webmaster jusqu’à ce que le problème soit résolu. Et je ne compte pas toutes les tâches annexes qui sont nécessaires au bon fonctionnement de l’émission mais que je dois laisser de côté par manque de temps. Je pense avant tout aux recherches de fonds en vue de rémunérer décemment les auteurs, les ingénieurs du son et les comédiens – qui en tant que professionnels du métier fournissent un travail colossal pour pas grand-chose, voire souvent gratuitement. Je pense aussi aux démarches de marketing sur la Toile, au développement de collaborations commerciales solides et à l’établissement de partenariats avec des maisons d’édition et d’autres structures.

    L’équation est simple : plus le niveau de qualité d’utopod augmente, plus la barre est placée haut et plus la professionnalisation de l’émission devient urgente. Je devrais fonder une petite société et y consacrer un gros pourcentage de mon temps pour que la machine tourne. De cette façon, je pourrais enfin payer correctement les divers intervenants, prévoir un petit salaire pour moi et répondre au souhait légitime des auditeurs : plus de textes inédits, plus d’épisodes, bref plus de quantité et de qualité.

    L’ennui, c’est que mon objectif et mon désir ne se trouvent pas là. Ma priorité, c’est l’écriture, or je constate que depuis un bon bout de temps utopod prend le pas sur celle-ci. Déjà maintenant la charge de travail est trop importante pour moi.

    Je pourrais déléguer, constituer une équipe de bénévoles pour m’épauler, sous-traiter en quelque sorte, mais j’avoue que j’aime faire cavalier seul, que je suis un incorrigible perfectionniste et que je crois au proverbe : « On n’est jamais si bien servi que par soi-même. » En outre, il faudrait de toute façon gérer l’équipe en question. Et puis l’idée du bénévolat, pour être sincère, ne m’enchante plus tellement.

    Ma décision est donc prise : j’ai envie de consacrer tout mon temps libre à l’écriture et de travailler sérieusement à ma carrière d’auteur.

    Utopod a été une aventure merveilleuse, enrichissante, euphorisante, qui m’a fait rencontrer des gens formidables, qui m’a procuré immensément de joie, qui m’a permis d’acquérir un métier – ou plusieurs métiers, devrais-je écrire, puisque le podcasting littéraire se situe à la conjonction de nombreux domaines de compétence. Bref, c’était un voyage exceptionnel, unique, et je ne regrette pas la moindre seconde passée à travailler sur l’émission. Je désire simplement passer à autre chose.

    Je m’en vais rassuré, par ailleurs, parce que je vois fleurir sur la Toile quantité de projets littéraires innovants qui indiquent une relève saine et réjouissante. Citons par exemple Angle Mort, nouvelle revue électronique francophone très ambitieuse et très prometteuse ; Le Palais des déviants, un podcast old school à la saveur incomparable porté par l’érudition du professeur Étienne et du docteur Laurent ; Les Lyonnes de la SF, un autre podcast de SF très sympathique créé bien avant utopod et qui poursuit à ce jour ses émissions avec passion ; Donner de la voix, un podzine littéraire qui diffuse des lectures sur le modèle d’utopod ; Onirismes, une revue électronique qui devrait voir le jour l’année prochaine. Et il y a bien d’autres initiatives de ce type ! La Toile francophone bouge, les projets littéraires abondent et la relève est assurée !

    Avant de vous dire au revoir, j’aimerais remercier toutes celles et tous ceux qui ont contribué à faire exister utopod. La liste est longue :

    • mon épouse Stéphanie, qui a supporté et soutenu son podcasteur de mari pendant près de quatre ans, et sans qui utopod – comme tant d’autres choses – n’aurait tout simplement pas été possible ;
    • l’équipe d’ingénieurs du son et de comédiens professionnels, aussi talentueux que généreux, qui ont créé de la magie et nous ont fait rêver pendant toutes ces années ;
    • les auditeurs, pour leur fidélité, leur enthousiasme, leurs dons, leurs messages d’encouragement (une mention spéciale pour Antoine et Cédric) ;
    • les auteurs (notamment les pionniers et les récidivistes, comme Xavier Mauméjean, Ugo Bellagamba, Johan Heliot, Catherine Dufour), parce qu’ils m’ont fait confiance à un moment où la baladodiffusion était un média méconnu en francophonie et avait toutes ses preuves à faire, et bien sûr aussi pour leurs captivantes histoires ;
    • les illustrateurs (spécial dédicace à Aurélien Police), qui par leurs superbes visuels ont contribué à donner à utopod sa marque de fabrique ;
    • Clément Bourgoin, pour sa générosité dès les premiers jours de l’émission (notamment le gros don versé par sa librairie Ys), le superbe site qu’il nous a concocté pour une bouchée de pain et sa gestion du flux depuis l’été 2009 ;
    • Marc Tiefenauer, cofondateur de l’émission, pour l’énergie investie aux premiers temps du projet, les lectures et le webmastering jusqu’à la reprise par Clément ;
    • les sponsors (l’AMDA et la Maison d’Ailleurs) pour leur soutien financier et les collaborations rendues possibles ;
    • les partenaires du site, pour leur soutien, la pub croisée, les articles et interviews accordés ;
    • les éditeurs partenaires (les revues Solaris, Bifrost, Galaxies et Lunatique ainsi que les éditeurs Fleurus, Mango, EONS et ActuSF pour leurs services de presse réguliers) ;
    • toutes les maisons d’édition et revues qui se sont prêtées au jeu de la collaboration éditoriale, pour leur ouverture d’esprit et leur modernité ;
    • les festivals (Imaginales, Utopiales) et les jurys de prix (Grand prix de l’imaginaire, Prix Bob Morane, Prix Imaginales), pour la reconnaissance ;
    • les potes de la SF romande, pour leur soutien indéfectible, leur foi(e), les pingus, les bières ;
    • de manière générale, toutes celles et tous ceux qui m’ont témoigné de la confiance et de la reconnaissance, qui malgré la force du courant ont cru à un concept différent, à un média littéraire nouveau, à un projet improbable ;
    • l’ensemble des personnes que j’aurais oubliées, à qui je présente mes excuses (quatre ans de navigation, c’est beaucoup : on voit passer une foule de marins).

    Une fois encore, chers lecteurs et auditeurs, gardons le contact ; après tant de temps passé ensemble, tant de choses partagées, il serait vraiment dommage de se perdre de vue ! N’oubliez pas : il est fort probable que je diffuse mes nouvelles aux formats texte et audio sur le Web dès l’année prochaine ! Inscrivez-vous à ma lettre d’information en m’envoyant un mail vide intitulé « Lettre d’info de Lucas » ! Et rejoignez-moi également sur Facebook et Twitter.  

    À une prochaine fois peut-être, sur la Toile ou en live, au détour d’un festival ou ailleurs. 

      Avec toutes mes amitiés éditoriales, Lucas Moreno éditeur et producteur d’utopod 

     

    Fantasy au Petit-Déjeuner

    Même si je dois vous avouer être au courant depuis un certain temps, j'ai tout de même du mal à digérer la nouvelle. La seule compensation que l'on pourra trouver, c'est le fait que Lucas veuille se lancer pleinement dans une carrière d'auteur. Pour avoir lu deux de ses nouvelles dans Bifrost, je peux vous dire que ça nous promet que du bon. J'aurais l'occasion de vous en reparler très bientôt...

    En attendant, je suis inconsolable...

    A.C. de Haenne (qui va aller pleurer dans son coin...)


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  • Avec ses promesses de rencontres, d'enrichissement intellectuel (et sonFantasy au Petit-Déjeuner corollaire, l'appauvrissement pécuniaire) et de surprises, j'attendais cette nouvelle édition des Utopiales avec une impatiente teintée d'un brin d'appréhension. En effet, je craignais de ne pas trouver autant de plaisir à suivre les conférences que celui que j'avais ressenti l'année précédente. A ce niveau-là, je ne m'étais pas trompé. Oui, à part deux ou trois tables rondes fort intéressantes (celles sur les limites de l'imagination avec Xavier Mauméjean, Vincent Gessler, Thierry di Rollo et Gérard Klein était un pur bonheur !), la rencontre avec China Miéville où je suis arrivé pile poil lorsque commençait la série des questions du public (mais bon, mon entrevue personnelle avec lui valait bien toutes les conférences du Monde !), je n'y ai pas trouvé mon compte. En plus, ne dormant pas sur Nantes, je ne pouvais pas être à 100% disponible...

    Mais alors, ai-je aimé cette onzième édition des Utopiales ? Eh bien, je vous répondrais sans ambages par la positive. En effet, contrairement à l'année dernière où je m'étais concentré sur les conférences, jonglant entre celles qui se déroulaient au niveau de l'espace Shayol, et celles du bar de Madame Spock, là j'ai pris du temps pour aller voir des films (l'un dans la série Rétrospective, et l'autre en compétition officielle).

    Fantasy au Petit-DéjeunerEt puis, en 2010, j'ai inauguré une activité que je n'avais pas du tout connue durant la dixième édition : la rencontre avec d'autres blogueurs ! En effet, depuis six mois que je tiens ce blog, j'ai eu le temps de faire quelques connaissances virtuelles. A l'initiative de Guillaume44, tous les jours du festival, les blogueurs qui le souhaitaient pouvaient se rencontrer au stand du Club de Présences d'Esprits. J'ai d'ailleurs été formidablement bien accueilli par l'équipe, vraiment très dynamique. Sur le stand, on pouvait discuter de nos diverses expériences, du festival... Mais aussi, ils proposaient deux revues : Présence d'Esprits et A.O.C. Et ce que j'ai vraiment bien aimé - d'aucuns diront que je suis vite devenu addict ! -, c'était leur Loterie Solaire. Pour 1,50€, on tirait des dés, et on pouvait gagner des livres ! Formidable !

    Et puis, le point d'orgue de cette rencontre entre blogueurs a été atteint lorsFantasy au Petit-Déjeuner d'un dîner dans une pizzeria de Nantes. Autour d'un bon repas, on a eu quelques discussions littéraires et cinématographiques (mais pas que...) fort intéressantes. Parmi les blogueurs de la sphère SFFF, il y avait bien sûr Guillaume44, du blog Traqueur Stellaire, grand ordonnateur de la soirée. Il y avait aussi Lhisbei, de RSF Blog, accompagnée de Monsieur (qui a prit plein de photos lors des conférences...). Tigger Lilly (Le Dragon Galactique) était là, elle aussi. Laure et Isil étaient présente (si j'ai bien tout compris...). Et puis, il y avait une blogueuse très sympathique qui, elle, ne faisait pas partie de la blogosphère de l'Imaginaire. Il s'agissait de SeeMee. La spécificité de son blog est de s'intéresser aux phénomènes du net : blogs, Facebook, et surtout Tweeter (elle m'a narré avec beaucoup d'enthousiasme les avantages de ce réseau social le long du chemin venteux et pluvieux qui nous menait jusqu'au restaurant...)

    Bref, ce fut une fort agréable soirée passée entre gens passionnés. J'ai donc pu mettre des visages sur des pseudos, et commencer à nouer quelques contacts.

    Voilà, cet article clôt ma série sur les Utopiales (pas tout à fait car je viendrai vous faire la critique de tous les livres que j'ai acheté durant le festival...)

    A.C. de Haenne

    P.S. : Lhisbei, je me suis permis pour la photo, j'espère que tu ne m'en voudras pas. Eh oui, elle correspondait pile poil pour illustrer mon article. Merci.


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