• Je suis très fier de vous annoncer une innovation sur ce blog : une interview !
    En effet, Flo, des Lyonnes de la SF, a accepté de m'accorder un entretien où elle se dévoile en toute simplicité.
    Cela a été un grand moment pour moi, et je tenais à vous le faire partager.
    Je publierai cet article le plus rapidement possible...

    A.C. de Haenne 

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  • Quand j'ai découvert Conan, je ne devais pas avoir plus de quatorze ou quinze ans. J'ai eu la chance de le faire grâce à son auteur, Robert Ervin HowardChallenge, et non pas par le film qui a été tiré de l'oeuvre. En effet, Conan n'est pas ce héros gonflé aux stéroïdes tel qui nous a été montré dans le long-métrage réalisé par John Milius (avec au scénario le tout jeune Oliver Stone), sous les traits anguleux d'Arnold Schwarzenegger (eh oui, encore lui !).
    Car Conan n'est pas un aryen ! Tel qu'il nous est présenté sous la plume de Howard dès 1932, c'est même plutôt un aventurier au teint mat, presque noir. Certes il s'agit d'un athlète, mais certainement pas un gros balèze body-buildé. 
    Si je vous parle ici de cet auteur éphémère, et de son incroyable héros, c'est qu'en 2009 sont sortis deux essais sur Conan et Howard : Echos de Cimmérie, de Fabrice Torteu (G.P.I. 2010 catégorie essai) et Conan le Texan, de Simon Sanahujas. En 2011, devrait sortir sur nos écrans un nouveau film hollywoodien réalisé par un quasi inconnu, Marcus Nispel, qui vient de la pub.
    Eh oui, presque trente ans après le premier film, et quatre-vingt ans après la première nouvelle, Conan est de nouveau à la mode !
    ChallengeMais Robert Howard n'est pas que Conan...
    Et ça, je ne m'en suis rendu compte que très récemment.
    Robert Howard est l'écrivain des héros récurrents. En effet, lorsqu'il commence sa carrière, il envoie ses nouvelles à des magasines dits "pulps", dont le très fameux Weird Tales.
    L'éditeur fait bien comprendre à l'auteur qu'il ne lui prendra que des aventures de héros revenant chaque mois. Car le public en est friand. Et Howard se plie sans problème à la règle car il a besoin de manger...
    Ainsi, bien avant Conan, nait Solomon Kane
    (dès 1928 !), puis El Borak, Steve Harrison, Bill Clanton, Kull, Bran Mak Morn, et bien d'autres encore...
    Dans les années 80, les mythiques Nouvelles éditions Oswald (NéO) se lance dans la publication de Challengel'intégrale des récits écrits par Robert E. Howard. Pour en avoir quelques-uns dans ma bibliothèque, je peux vous dire qu'il s'agit-là d'une édition magnifique. Les traductions sont de François Truchaud. Toutes les illustrations de couverture de la collection sont signées par un Jean-Michel Nicollet en très grande forme. Splendides !
    L'auteur texan était un ami épistolaire du "reclus de Providence" (H.P. Lovecraft). Malheureusement, ils n'eurent jamais l'occasion de se rencontrer dans la vraie vie...
    Après le décès de sa mère, Robert E. Howard décida qu'il n'avait plus rien à faire sur Terre et il mis un terme à sa vie. Quand il se suicida en 1936, il n'avait que trente ans.
    Deux dernières petites choses : la maison d'édition Bragelonne vient de ressortir Conan avec une nouvelle traduction. Ils en ont profité aussi  pour publier Solomon Kane, juste avant la sortie de ce héros au cinéma. Je vous en parlerai très bientôt...

    A.C. de Haenne 

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  • Juste pour vous raconter en deux mots l'extraordinaire soirée que j'ai passée avec quatre-cents autres personnes : nous avons vu le film de Coline Serreau, Solutions locales pour un désordre global, et on a pu en discuter avec la réalisatrice !

    Challenge

    OK, ça n'a pas grand-chose à voir avec la littérature et le cinéma de genre, mais c'est aussi une des facettes de ma personnalité, et je tenais à partager avec vous ce petit moment de bonheur. 
    On était quatre-cents personnes, et une grande majorité de convaincus (Mme Serreau a dit, et l'a répété, qu'elle adorait les convaincus). Je me suis fait la réflexion que si ce film n'avait ouvert les yeux qu'à une seule personne, ce serait déjà bien...
    Ce soir, j'ai vu en Coline Serreau une belle personne ! 
    Alors, oui, c'est quand on voit ce genre de films qu'on se rend compte que tout n'est pas rose (loin de là !), mais que tout n'est pas si noir non plus...

    A.C. de Haenne 

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  • La sortie récente du film de Guy Ritchie (cf : critique) a remis en lumière un des personnages les plus connus au monde : Sherlock Holmes.

    ChallengeIl ne sera pas question ici d'exhaustivité. Même si je voue une admiration sans bornes au héros créé en 1887 par Sir Arthur Conan Doyle, je ne connais absolument pas tout sur lui. Mais depuis que je l'ai découvert en lisant, enfant, le Chien des Baskerville, je n'ai cessé d'aimer ce personnage fascinant.
    Mais que serait Sherlock Holmes sans le bon docteur Watson ? Sûrement un illustre inconnu car c'est tout de même ce dernier qui narre les aventures du célèbre détective dans quasiment toutes les nouvelles (56) et les quatre romans. Ils se rencontrent dès la première histoire, Une étude en rouge, et tout de suite s'instaure une relation d'amitié et de respect mutuel. Même si on a parfois l'impression que Watson sert de faire-valoir à l'incroyable intelligence de Holmes, il y a tout de même un équilibre qui s'opère entre les deux protagonistes. Holmes pousse le raisonnement jusqu'à son paroxysme, mais manque parfois d'ordre dans ce qu'il fait. Cet ordre, c'est Watson qui le lui apporte avec les habitudes qu'il a acquises en tant que médecin militaire en Afghanistan.
    ChallengeRarement un personnage de fiction aura autant été adapté. Théâtre, cinéma, bédés, et même une série animée signée Miyazaki (je pense que je vous en reparlerai dans un futur proche...) Il existe même une série anglaise formidable produite par Granada, qui date des années 80. Sherlock Holmes y est interprété par un Jérémy Brett absolument phénoménal, considéré par certains comme la meilleure incarnation du détective de Baker Street. Je me range parmi ceux-là. Si vous voulez entrer dans l'univers de Sherlock Holmes, après les livres, voyez cette série.
    Nombreux aussi sont les écrivains qui ont investi ce personnage incroyablement riche, reprenant les enquêtes tout juste évoquées par Watson mais jamais écrites par Doyle. Je pense notamment à l'incroyable aventure d'un Holmes dépeint de façon assez inhabituelle, dans une histoire inventée par un Thomas Day en très grande forme. Il s'agit de l'Instinct de l'équarrisseur.

    Challenge

    Voilà, comme je l'avais dit, je ne visais pas l'exhaustivité. Je me suis contenté d'évoquer ce personnage formidable qui continue, presque cent-cinquante ans après sa création, à émoustiller l'imaginaire de nombreuses personnes. J'en veux pour preuve la parution récente d'un roman, la Sagesse des Morts, écrit par un auteur espagnol, Rodolpho Martinez.
    Alors, si vous ne connaissez Sherlock Holmes que de réputation, n'hésitez surtout pas à vous procurer une de ses aventures, pour la dévorer. C'est un met succulent dont vous me direz des nouvelles...

    A.C. de Haenne

     

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  • Challenge

    Alors voilà, ça fait un mois maintenant que je tiens ce blog, que je vous raconte ce qui me passe par la tête, et je me suis dit qu'il serait temps de faire un petit bilan. Pendant ces trente jours, vous avez été une cinquantaine de visiteurs journaliers à venir visiter ce blog que j'espère le plus convivial possible. Trente-et-un articles vous ont été proposés à la lecture, dont onze au sein de la rubrique accueil. Ces articles n'ont d'autre prétention que l'échange d'une culture "Mauvais Genres" et populaire. Je vous ai exposé mes coups de cœur, comme Utopod (cf : article ) ou l'émission de France Culture, Mauvais Genres (cf : article ). Bien sûr, d'autres suivront, comme Salle 101, Les Lyonnes de la SF ou Le Palais des déviants...

    Car des idées d'article, j'en ai plein la tête !

    Challenge

    Par cet article quelque peu particulier, je tenais aussi à vous remercier. Oui, car sans lecteurs, il n'y a que peu d'intérêt à écrire. Merci donc pour le plaisir que vous me faites en commentant les articles postés. Car c'est vraiment cet échange que je recherche. Les vingt-neuf commentaires laissés sont autant de moments intenses pour moi. Les résultats des sondages sont aussi très intéressants.
    Alors, pour encore plus de convivialité, n'hésitez surtout pas à me dire qui vous êtes, ce que vous recherchez en venant par-ici, et si le contenu des articles satisfait votre attente... 

    Je vous dis : à très bientôt !

    A.C. de Haenne 

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  • Hier, en revoyant Teminator Renaissance en DVD (cf : critique), je me suis ditL'homme des jeux qu'il pourrait être intéressant de revenir sur le phénomène cinématographique qui a profondément marqué l'inconscient collectif depuis presque trois décennies.

    Et c'était loin d'être gagné !

    En effet, en 1984, Cameron en était à son premier vrai film (on passera sous silence le pitoyable Piranhas II ) et Schwarzenegger n'avait que Conan le Barbare à son actif. L'intrigue générale est loin d'être d'une originalité folle : dans un futur proche, après un cataclysme nucléaire, les machines ont pris le pouvoir mais font face à une résistance acharnée de la part des hommes. Pour mettre un terme à la guerre, elles envoient dans le passé un cyborg tueur chargé d'éliminer Sarah Connor, la mère du futur sauveur de l'humanité. Et les hommes parviennent eux aussi à envoyer Kyle Reese pour tenter de protéger la mère du futur John Connor...
    Voilà, rien d'extraordinaire dans tout cela. Et pourtant, malgré son petit budget, malgré la vision du futur assez limitée (au final, on aura droit à seulement deux scènes se déroulant en 2029), malgré la pauvreté des dialogues (Schwarzennegger n'a que dix-neuf phrases à dire !), le film cartonne !
    Cameron pallie son manque de moyen par une ingéniosité incroyable. Sa réalisation s'avère d'une formidable efficacité. Les visions limitées du futur susciteront une curiosité et un intérêt croissant qui pousseront les gens à aller voir le deuxième opus (qui n'arrivera que huit ans plus tard), et qui contribueront au formidable succès de celui-ci...

    Challenge

    J'y étais ! Et plutôt deux fois qu'une !
    En 1991, les choses ont radicalement changé. Cameron est le grand spécialiste hollywoodien des films à grand spectacle (Aliens et Abyss) et Schwarzy est devenu une super-star. Alors, forcément, on lui donne le rôle du gentil cyborg venu du futur pour protéger John Connor himself ! Et le rôle du méchant robot venu tuer le futur héros de la résistance est tenu par un quasi inconnu, le glaçant et génial Robert Patrick. Je peux vous dire que chaque fois que je le voyais apparaître à l'écran, une jubilation mêlée d'effroi me saisissait...
    Le succès du premier oblige, le budget a été multiplié par 20 !
    Et ça se voit : les scènes d'action sont incroyables car le réalisateur ne se refuse rien. La surenchère est partout, même dans les dialogues d'Arnold Schwarzenegger !
    Quant aux effets spéciaux, ils sont proprement phénoménaux ! Ce n'est pas trahir un secret de dire que Cameron les a révolutionnés avec ce film. A ce niveau-là, il y a un avant et un après T2 (il réitérera cet exploit avec Avatar) ! 

    Challenge

    En 2003, est sorti un dispensable Terminator 3, le Soulèvement des Machines. Film sans grand intérêt qui n'amène rien à la mythologie de la saga. A tel point qu'on pensait la franchise morte et enterrée... R.I.P.

    Et puis, en 2009, sort sur nos écrans un long métrage qui, sans révolutionner le cinéma, aura tout de même le mérite de faire oublier le pitoyable troisième opus. Il faut dire qu'un Christian Bale, acteur hyper bankable et grand spécialiste des sauvetages de licences (on pensera à ce qu'il a réussi avec Batman) en John Connor est un atout de poids pour pallier l'absence de Schwarzy. C'est si vrai qu'un cinquième et sixième opus sont prévus pour 2011 et 2012.
    On aura donc de quoi reparler de Terminator dans le futur...
    Une toute dernière chose, parce que je ne peux pas résister :

    I'll be back ! 

    A.C. de Haenne 

    2 commentaires
  • Je vais à présent vous parler d'un personnage de fiction qui a profondément marqué mon adolescence et qui reste, aujourd'hui encore, l'un des piliers de ma culture "Mauvais Genres". 
    Challenge
    C'était encore dans les années 80. Mon frère ainé, qui faisait ses études à la grande ville (Rennes, pour ne pas la nommer), nous ramenait, à mon autre frère et à moi, notre dose de comics.
    C'était Spécial Strange et c'était phénoménal !
    Tous les mois, je peux vous dire qu'on attendait ça avec une impatience non feinte.
    Tous ces comics comblaient notre appétit de super-héros, de combats titanesques et de sauvetages in extremis du monde...
    Ces pages colorées nous narraient les aventures extraordinaires de Spider-Man, de Hulk, des Quatre Fantastiques, et même des héros de Star Wars.
    Personnellement, les super-héros qui me faisaient le plus  vibrer étaient les X-men.
    ChallengeAutour du professeur Xavier, il y avait Cyclope, Tornade, Diablo, Colossus (qui un temps a été mon X-men préféré à cause de son incroyable puissance)... Et puis est arrivé un héros totalement inclassable parmi cette bande de super-héros déjà atypique en soi (car ces mutants sont des parias de la société). Comme vous l'avez compris, ce personnage est Wolverine (à l'époque, on disait Serval car il était courant de franciser les noms des super-héros). Ce super-héros pas comme les autres est vraiment très intéressant. Il a un passé obscur (lui-même ne sait pas grand-chose de ses origines exactes). Il laisse beaucoup parler son instinct, ce qui lui donne un côté animal assez troublant. Il est roublard, et il fume et boit beaucoup. Jamais un protagoniste de comics n'avait été aussi anti-conformiste que lui. Et la liste des qualités de Wolverine est loin d'être close. Alors voilà ce qui me plaisait chez lui. Dans les années 90, je m'étais même abonné au spin-off mettant en scène les aventures de Wolverine...
    Et puis, dans les années 2000, sont arrivés les films. Il y a eu les trois X-men et, tout récemment, le X-men Origins : Wolverine. Là, mon avis est partagé sur cette adaptation qui aurait pu, tout de même, être bien pire... Il manque juste cette extraordinaire magie qui m'emmenait si loin de chez moi que parfois je croyais ne jamais revenir... Peut-être que si j'avais douze ans, je retrouverais dans les films ce que je cherchais dans les comics ? 

    Challenge

    Le seul point vraiment positif de ces films est l'acteur qu'ils ont trouvé pour incarner Wolverine : Hugh Jackman. Malgré sa haute taille (dans la BD, Wolverine est plutôt râblé), son charisme lui permet d'être tout simplement parfait.
    Eh oui, rien que ça !

    A.C. de Haenne 

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  • Avec un titre aussi bizarre pour un article, vous vous dites : de quoi donc va-t-il nous parler ? D'un film de Gus Van Sant, d'un album des White Stripes, ou bien encore de la vie des pachydermes d'Afrique ?
    De rien de tout cela...
    Nantes est une ville magnifique ! Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous conseille vivement de vous y précipiter. La Cité des Ducs a vu la signature de l'édit qui porte son nom, la naissance de Jules Verne, et la création du petit beurre... Entre autres choses, bien sûr !
    Elle est la ville qui héberge tous les ans en automne le festival de Science-Fiction le plus important de France (et peut-être d'Europe) : les Utopiales. Mais de ça, je vous parlerai un peu plus tard...
    Mais alors, de quoi s'agit-il ?
    Créé en 2004 (inauguré en 2007) par le concepteur de la machinerie de la compagnie de théâtre de rue Royal de Luxe, François Delarozière, le Grand Éléphant de Nantes est une attraction unique au monde ! Il s'agit d'une gigantesque marionnette de douze mètres de haut et pesant quarante-cinq tonnes, mue par des gros moteurs (dommage, ce n'est pas de la vapeur...), et qui peut transporter jusqu'à 49 personnes !

    Coup de cœur

    C'est un spectacle unique qui vaut franchement tous les parcs d'attractions du monde. Quand on dit que la magie n'existe pas, je peux vous dire que c'est faux ! Elle se trouve sur les quais de la Loire. Ce spectacle permanent vaut autant par le gigantisme de cet animal de bois et de métal, que par sa lenteur. En plus, il est si réaliste qu'on oublie facilement qu'il n'est pas organique...
    Les Machines de l'Île vous propose aussi de visiter une galerie d'animaux marins tout aussi gigantesques, réalisés dans les mêmes matières, et prévus pour devenir un manège pour le moins titanesque !
    Allez faire un tour sur le site officiel des Machines de l'Île, rien que l'iconographie vaut le coup d'œil !
    Et puis, si vous passez par cette jolie ville, n'hésitez pas à vous rendre sous les nefs Dubigeon, vous n'en reviendrez pas !
    Voilà, c'était un petit coup de cœur que je tenais vraiment à vous faire partager.

    A.C. de Haenne

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  • Laissez-moi à présent vous parler d'un auteur étasunien qui a bercé mon adolescence : Fritz Leiber.
    Quand on est jeune dans les années 80 et qu'on découvre un genre littéraire qui nous plaît, la Fantasy (à l'époque, on parlait d'héroic fantasy...), on passe forcément par la case Tolkien. Bilbo le Hobbit, la trilogie du Seigneurs des Anneaux. Tout cela est merveilleux, extraordinaire, incroyable... Bref, les superlatifs me manquent ! Le problème avec Tolkien, c'est qu'il s'agit d'une immense montagne. Tout chez lui est grandiose : le monde qu'il a créé, la profondeur des personnages, son style... Alors, dépassé cela, il ne reste plus rien ! Je m'explique : surtout à l'époque (milieu des années 80), si vous cherchiez de la Fantasy, vous aviez du sous-Tolkien assez fadasse et très souvent sans aucune originalité...
    Et puis, j'ai découvert un auteur qui a eu la très bonne idée de créer son univers avant celui du professeur d'Oxford.
    Il s'agissait de Fritz Leiber et ce fut pour moi comme une rCoup de cœurévélation !
    Au travers des trente-six nouvelles et du roman qui constituent le "Cycle des Epées", Leiber nous emmène dans l'univers incroyable de Newhon.
    Dans les ruelles ou sur les toits de la tentaculaire cité de Lankhmar, on va suivre les palpitantes aventures de deux héros très originaux : Fafhrd, le "barbare" venu du Nord, et le Souricier Gris, le voleur à l'origine mystérieuse. Une solide amitié lie ces deux hommes qui se complètent parfaitement. Dans le duo, l'un amène une force incroyable, tandis que l'autre est d'une rare intelligence. Gouailleurs, roublards et bagarreurs, fêtards invétérés, les deux compères refusent toute autorité (même celle pourtant incontournable de la Guilde des Voleurs).
    Menées à un rythme effréné, les histoires Fafhrd et du Souricier Gris nous emmènent parfois en dehors des murs de l'immense cité.
    Magie, combats à l'épée (forcément !) et larcins sont le lot quotidien de ces deux personnages qui sortent vraiment des chemins battus (et rebattus !) de la Fantasy habituelle. Quand on sait qu'ils ont été créés par Fritz Leiber en 1934, on s'étonne parfois de l'impressionnante modernité de leurs aventures.
    Et puis, en 1991, un an avant le décès de Fritz  Coup de cœur
    Leiber, Howard Chaykin a la très bonne idée d'adapter le Cycle des Epées en bande-dessinée. Quand on sait que c'est au futur dessinateur de Hellboy que reviendra la lourde tâche de donner des traits à nos deux héros, on ne peut qu'adhérer.
    Et là, ce fut encore un nouveau choc !
    Mignola est capable, parfois en quelques coups de crayon, de donner une réelle impression de vie à ses personnages ! C'est vraiment magnifique. Si vous ne connaissez pas, je vous conseille de vous les procurer de toute urgence, d'autant que Delcourt vient de les rééditer en une intégrale.
    En ce qui concerne les romans, vous n'aurez pas non plus besoin de trainer vos guêtres chez le bouquiniste du coin car la maison d'édition Bragelonne, en accord avec sa politique de réédition du fond historique de la Fantasy mondiale, vient de rééditer le Cycle des Epées (ou du moins les six tomes sur les sept que compte le cycle). Moi, je l'ai dans la première et deuxième édition qui, apparemment, sont beaucoup mieux que la version Bragelonne (traduction trop modernisée...).
    Alors voilà, pour ceux qui ne connaissaient pas, j'espère vous avoir donné envie de vous  enfoncer dans les méandres de Lankhmar... Pour les autres, je suis heureux si j'ai titillé en vous la nostalgie de Newhon, avec, pourquoi pas ? une envie de vous y replonger...

    A.C. de Haenne

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  • J'ai découvert ce podcast voici environ un an maintenant. Il est grand temps pour moi de vous le présenter.
    Créé en avril 2007 par deux suisses férus de SFFF, Marc Tiefenauer  et Lucas Moreno, Utopod est né de leur volonté de faire partager leur passion de manière innovante. A présent seul à la barre du vaisseau, Lucas Moreno se démène pour pérenniser ce magnifique outil qu'est Utopod.
    Utopod est la contraction des mots "utopie" et "podcast". C'est une émission de radio qui se trouve exclusivement sur le net et qui propose, de façon mensuelle, des nouvelles d'auteurs plus ou moins connus, dans les genres de l'imaginaire. Ces nouvelles sont lues par des comédiens. L'auditeur potentiel peut télécharger les épisodes via iTunes, ou n'importe quel autre agrégateur.
    Pour le moment, il y a quarante-et-un épisodes d'Utopod. Il serait trop long de faire une liste exhaustive de tous les auteurs que l'on peut y rencontrer. Je peux juste en citer quelques-uns, parmi les plus connus : Catherine Dufour, Xavier Mauméjean, Pierre Bordage, Johan Héliot, Ugo Bellagamba... Quelques rares anglo-saxons ont eu les honneurs des ondes utopodiennes : Ted Chiang, Brian Stableford, ou encore Lucius Shepard... Vous pouvez me croire, il s'agit-là de quante-et-un moments de pur bonheur, car tous ces épisodes sont des morceaux de choix. En plus, la production est magnifique : très bonnes nouvelles servies par des lectures haut de gamme, et un son à faire pâlir d'envie France Culture...
    Utopod, c'est aussi un site, dont l'habillage a été créé par un Aurélien Police en très grand forme. A l'occasion, allez-y faire un tour, il mérite le coup d'œil. Vous y trouverez un blog, un index des épisodes, ainsi qu'un forum qui, malheureusement, a un peu de mal à prendre son envol.
    Voici une belle illustration de ce qu'est le site d'Utopod :

    Coup de cœur

    Alors, n'hésitez plus une seconde et courrez voir ce site magnifique, abonnez-vous, et faites votre choix dans la liste d'épisodes. Elle est assez étoffée à présent pour que vous y trouviez forcément votre compte.
    Le seul point négatif :
    Utopod ne paraît qu'une fois par mois...
    N'hésitez
     
    surtout pas à revenir par ici pour qu'on en discute. Cela m'intéresse de savoir si cela vous a plu.
    Bien sûr, le mot de la fin ne peut être que : Bonne Ecoute !

    A.C. de Haenne 

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  • Laissez-moi vous présenter un jeune auteur français que, personnellement, j'aime beaucoup.

    Professeur de lettres modernes à Nancy, Jean Philippe Jaworski s'est fait remarquer dès 2007 avec son recueil de nouvelles paru à l'époque aux Moutons Electriques, puis en poche chez FolioSF. Il s'agit de Janua Vera (prix du Cafard Cosmique 2008). Cet ouvrage reprend l'univers des jeux de rôles créés par l'auteur lui-même. Car, comme le dit Jaworski, il a été rôliste avant même d'être auteur, ou bien professeur de lettres...

    Franco-belge, Comics ou Mangas, en v'là de la BD, en v'là !Franco-belge, Comics ou Mangas, en v'là de la BD, en v'là !

     
















    Cependant, à ce jour, son oeuvre la plus importante est le magnifique roman Gagner la Guerre, qui se déroule, là encore, en plein coeur du vieux royaume. C'est un récit épique, servi par une langue magnifique. Car Jaworski est avant tout un styliste remarquable. Personnellement, je n'ai trouvé un tel plaisir de lecture que chez certains anglo-saxons tels que Gentle, Priest ou Simmons...
    Et il s'agit-là de son premier roman !

    Franco-belge, Comics ou Mangas, en v'là de la BD, en v'là !

    Si vous voulez vous faire un avis, je vous invite à aller voir la critique que quelqu'un que je connais plutôt bien a faite sur la Yozone...
    Pour avoir rencontré Jaworski lors des dernières Utopiales, je peux vous dire que non seulement c'est un écrivain exceptionnel, mais il est de plus un homme accessible (pendant combien de temps encore ?), et avec qui j'ai pu discuter. J'ai été très déçu qu'il n'ait pas reçu le G.P.I., car il le méritait amplement. Mais comme son livre est toujours en lice pour le prix Merlin, on risque d'en entendre parler prochainement... 
    Voilà, j'espère vous avoir donné envie de découvrir cet écrivain qui, à mon humble avis, deviendra très bientôt un auteur incontournable.

    A.C. de Haenne 

     


    10 commentaires
  • Ce matin, ma compagne m'annonce une triste nouvelle : Dennis Hopper est mort ! Le type qui a réalisé l'un des plus grands films de la période hippie. EASY RIDER ! Certes, je ne l'ai pas vu en salle à sa sortie (je ne suis apparu sur Terre que trois ans après), mais je l'ai tout de même vu au cinéma quand ils l'ont ressorti voici une vingtaine d'années. Je m'étais pris une claque ! Bien sûr, la réalisation était loin d'être parfaite (Hopper n'était pas Copolla !), mais le trio d'acteurs (Hopper, Fonda et Nicholson) était vraiment formidable. La scène du marais était d'anthologie. Et que dire de la bande-son ? S'il vous faut une compil' des années hippies Made in USA, prenez la BOF d'Easy Rider (vous pouvez rajouter la presque totalité des Doors et quelques Dylan, et c'est bon ! Mais là, on dérive...), elle est vraiment dingue ! Et ce film est fou, déjanté, hallusciné. Jusqu'au bout incroyable...

    BD

    A partir de ce jour béni où j'ai vu Easy Rider, j'ai commencé à adorer cet acteur. J'ai cherché dans quels films il a pu jouer, et j'ai découvert Apocalypse Now. Encore une claque ! Dennis Hopper en journaliste perché, et la musique des Doors en prime... 

    BD

    Et puis il y a True Romance où il a un petit rôle très marquant. Le dernier film où je l'ai vu, c'est Land of the Dead, de Romero, où il était, encore une fois, formidable !
    Mettons de côté ses engagements politiques un peu douteux, et à mille lieues de la satyre d'Easy Rider, et gardons de Dennis Hopper l'immense acteur qu'il était.
    Il me manque déjà... 

    A.C. de Haenne 

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  • Lorsque je me suis lancé dans l'aventure de ce blog, voici maintenant douze jours, je ne savais pas trop où j'allais... Je voulais partager, non pas ma propre culture, en perpétuelle évolution, mais bien ma passion des mondes imaginaires. Je veux qu'un échange s'instaure entre nous, car rien ne vaut la culture quand elle est gratuite ! Et ce que je ne sais pas encore, vous pourrez peut-être me l'apprendre...
    Il est étonnant que ma première idée de chronique vienne de la disparition d'un des grands maîtres de SFFF (cf : article sur F. Frazetta du 17 mai 2010). C'est triste quand on parle d'un artiste juste parce qu'il vient de mourir. J'étais heureux en 2009 de découvrir l'oeuvre de Ballard de son vivant. Malheureusement, il est mort dans les mois qui ont suivi ma découverte de son immense talent.
    Mais pourquoi suis-je en train de vous parler des morts ? Eh bien, pour vous parler des vivants. Oui, car hier soir, en lisant Bifrost, j'ai découvert que Ray Bradbury était encore en vie ! Tout cela pour dire que si je veux là encore découvrir l'oeuvre d'un des plus grand maître de la SF de son vivant, il faut peut-être que je me dépêche ! J'ai des livres de Bradbury dans ma bibliothèque. Pour une raison inconnue de moi, j'ai toujours hésité à en lire un. Je m'en vais de ce pas ajouter à ma PàL celui-ci :

    BD


    A.C. de Haenne 

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