• * Ceci n'est pas une publicité * 


    Née en 1999 sous l'impulsion de Gilles Dumay (il en est d'ailleurs toujours le directeur de collection), Lunes d'encre reste à mon avis la meilleure des collections dédiées aux littératures de l'imaginaire, car elle se veut avant tout littéraire. 

    Fantasy au Petit-DéjeunerJe m'explique. De part les choix éditoriaux de son directeur, la collection a su entretenir depuis le début un équilibre quasi-parfait entre des auteurs dits classiques (Asimov, Dick, Vance ou Zelazny...), des poids lourds de la SF et de la Fantasy actuelles (Gentle, Holdstock, Priest ou Wilson...) et des coups de coeur (Merjagnan, Dufour, Kloetzer ou Duncan...). Grâce à cette alchimie, Gilles Dumay a su placer la barre très haut. Bien sûr, faire le choix de la qualité aux dépends de la quantité (on ne peut pas dire qu'avec cent dix titres en dix ans, on soit noyé sous les publications Lunes d'encre !) participe de cette exigence affichée dès le départ. Les livres en eux-mêmes sont de véritables petits bijoux. Le choix des meilleurs illustrateurs du moment (l'incontournable Manchu bien sûr, mais aussi G. Sorel ou bien encore Lasth...) contribue évidemment à la beauté de ces objets. Et c'est tout cela qui rend cette collection totalement indispensable. Un bémol toutefois pourrait être avancé pour atténuer quelque peu ce concert de louanges : le prix. Personnellement, cela ne me semble pas rédhibitoire. En effet, je pense sincèrement que la qualité a un coût. Pour bien faire, ne faudrait-il pas lire exclusivement des livres estampillés Lunes d'encre ? Après tout, pourquoi pas ?

    Séries TV

    Pour ma part, grâce à Lunes d'encre, j'ai découvert des auteurs anglo-saxons de tout premier ordre. Robert Holdstock, avec Le Souffle du Temps (j'espère pouvoir rapidement me plonger dans La Forêt des Mythagos...) Mary Gentle et la magnifique saga du Livre de Cendres. Dan Simmons et l'incroyable Echiquier du Mal. Robert Charles Wilson, avec Les Chronolithes et Spin. Des merveilles ! Ian McDonald et son splendide Roi du matin, Reine du jour. Christopher Priest et son roman qu'aucun superlatif ne peut vraiment cerner : La Séparation. Et il y en a plein d'autres ! Oui, il y en a tant...

    En me penchant sur ce qui m'attire dans les livres de cette collection, je me suis rendu compte qu'ils ont en commun un style qui transcende l'histoire racontée par leurs auteurs. Une écriture tellement belle qu'elle rend malheureux tout apprenti écrivain qui rame pour rendre jolie la moindre de ses phrases... Ces auteurs ont tous une verve qui Séries TVpermet au lecteur de partir le plus loin possible de son quotidien. C'est d'ailleurs ce que je recherche dans mes lectures. Je le trouve dans les bouquins publiés chez Lunes d'encre ! Depuis que j'ai découvert cette collection, je ne me suis (quasiment) jamais trompé.

    Si vous ne connaissiez pas Lunes d'encre, j'espère humblement vous avoir donné envie. Si par bonheur vous la connaissiez, vous savez à quel point ce que je dis ici est vrai. Dans tous les cas, je ne vois qu'une chose à dire en guise de conclusion : "Lunes d'encre, c'est bon, mangez-en !"

     

    A.C. de Haenne

     

    *Ceci était une déclaration d'amour littéraire*


    8 commentaires
  • Mon propos dans cet article sera d'essayer de défricher rapidement les contours de ce sous-genre, popularisé grâce à des films comme Star Wars ou Star Trek. Cependant, je me cantonnerai ici à la seule littérature, ce qui représente déjà un champ bien assez vaste comme ça.

    Séries TV

    L'expression Space Opera a été inventée en 1941 par l'écrivain Wilson Tucker pour désigner de façon péjorative tous les clichés qui émaillaient déjà à l'époque les récits d'aventures spatiales. Le sens péjoratif du terme est encore utilisé parfois de nos jours.
    Comme à mon habitude, je tiens à ne parler que de ce que je connais. Ici, puisqu'il s'agit de littérature, je ne parlerai que des livres que j'ai lus.

    Séries TVJe commencerai donc par un auteur qui fait partie des meilleurs écrivains au monde. Il s'agit de Iain M. Banks, et de son cycle de la Culture. L'humanité est ici tellement avancée qu'elle a atteint un système politique qu'on pourrait rapprocher de l'anarchisme libertaire. Cela sert de toile de fond à des histoires extraordinairement bien menées. Les deux livres que j'ai lus de ce cycle sont Inversions et Une forme de guerre. Seul le dernier relève vraiment du Space Op'. Et je peux vous dire que Banks magnifie le genre. Tous les clichés sont présents (vaisseaux spatiaux, mercenaires...) et pourtant, on a vraiment l'impression de lire quelque chose de différent. Malgré l'apparente légèreté de ces aventures spatiales, il y a un petit quelque chose, une profondeur qui fait de ces romans incroyablement bien écrits une oeuvre essentielle. Vraiment indispensable si l'on veut découvrir le genre...

    Et dans le genre, Santiago, de Mike Resnick, n'est pas mal non plus ! Tout le longSéries TV du roman (je l'ai lu dans une ancienne version, divisée en deux tomes, mais il a été réédité récemment en un seul), on suit des mercenaires à la recherche d'un homme que d'aucuns considèrent comme une légende. Ainsi découvre-t-on, d'une planète à l'autre, des mondes exotiques tout le long d'aventures jusqu'au bout passionnantes. 

    Séries TVEcrit beaucoup plus récemment, Le Vieil Homme et la Guerre, de John Scalzi, narre l'enrôlement d'un vieillard dans l'infanterie spatiale car il veut vivre plus longtemps. Il est envoyé loin dans l'espace pour protéger les colonies... Parce qu'on part d'une histoire banale qui se passe sur Terre et que l'on se retrouve propulsé dans de très lointaines aventures spatiales, le changement d'échelle créé un vertige impressionnant !Séries TV
    J'ai récemment découvert un livre qui offrait une facette inhabituelle dans ce sous-genre qui a la réputation d'être un brin militariste (ou, pour le moins, faire une belle place à la violence...). Il s'agit du Voyage de Haviland Tuf, de George R.R. Martin. C'est magnifique de drôlerie, tout en nous offrant une vision pacifiste du Space Opera. Quelqu'un que je connais très bien en parle sur la Yozone...
    Voilà, par le biais de ces quatre oeuvres, que je pense de qualité, ce qui n'est pas le cas de bon nombre de romans estampillés Space Op', j'ai essayé de vous montrer la diversité du genre. Bien sûr, les possibilités d'écriture sont vastes (aussi vastes que l'univers lui-même !), mais aussi cantonnées aux nombreux poncifs, comme le voyage en hyper-espace, la rencontre des aliens...
    Je reviendrai très vite vous en parler car j'ai dans ma bibliothèque Starship Troopers (le très controversé livre de Robert Heinlein), et bien d'autres livres encore (HypérionFondation, Aube d'Acier...).
    Pour que vous puissiez vous faire un avis plus poussé encore, allez faire un tour sur ce blog, Julien le Naufragé en parle aussi.
    Et j'aimerai aussi vous reparler du Space Op', mais par le biais du cinéma cette fois-ci. Dans un prochain article...

    A.C. de Haenne 


    8 commentaires
  • Mes seules expériences avec le monde des vampires sontLes Lyonnes de la SF d'ordre cinématographique. Je me souviens d'avoir vu des films comme Nosferatu de Murnau, ou bien encore Le Bal des Vampires de Polanski. Le premier m'était apparu comme beaucoup trop abscons tandis que le deuxième était à mon goût beaucoup trop comique pour réellement faire peur...
    Les Lyonnes de la SFLe premier film qui m'ait véritablement marqué (peut-être parce que j'ai vécu cette expérience au cinéma), c'est le Dracula de Francis Ford Coppola dans une salle art déco de Nantes (fermée depuis !), dès sa sortie en 1992. J'avais trouvé l'ambiance totalement incroyable.
    Issu du folklore populaire de nombreux pays, notamment d'Europe de l'Est, le mythe du vampire, l'un des seuls mythes modernes, a été forgé dans sa forme actuelle dès 1897 par un auteur anglais, Bram Stoker. C'était Dracula. Après le succès du livre, on l'adapta en pièces de théâtre, dont l'une fut exportée aux USA pour être jouée à Broadway. Les producteurs de cinéma (les studios Universal pour ne pas les citer) trouvèrent dans le comte des Carpathes une aubaine et dans Bela Lugosi, dès 1931, un visage au comte...
    Les Vampires au cinéma ont connu des hauts et des bas. C'est vrai que le film de Coppola donna une réelle modernité au mythe. Deux ans plus tard, Neil Jordan apporta sa pierre à l'édifice en adaptant le livre de Anne Rice,
    Entretien avec un vampire,
    datant de 1976 qui avait déjà bien dépoussiéré le mythe. Plus récemment, la série des Blade était intéressante, juste parce qu'ils alliaient lesLes Lyonnes de la SF films d'action aux vampires. Le deuxième opus sort du lot parce qu'il est réalisé par G. Del Toro, mais ce ne sont tout de même pas des chefs d'oeuvre...
    Je tiendrai sous silence la série des Twilight, tout simplement parce que je ne les ai pas vus (N'insistez pas, cela ne m'intéresse pas du tout de les voir !)
    Par contre, tout dernièrement, j'ai vu au cinéma Daybreakers (2009), dont le synopsis me semblait très alléchant. Vision originale du vampirisme, bon casting, très belle ambiance, mais au final il ne reste qu'un film dispensable... 
    Voilà, encore une fois, je ne visais absolument pas l'exhaustivité avec cet article, mais juste vous présenter une facette de ce qui forge ma culture Mauvais Genres...
    Si le thème vous intéresse et que vous souhaitez en savoir plus, allez faire un tour sur le site d'ActuSF où vous pouvez podcaster une conférence enregistrée aux Futuriales sur le thème des Vampires, bien sûr, mais là en littérature !  

    A.C. de Haenne 

    votre commentaire
  • Je ne serai pas auprès de mon cher ordinateur ce week-end, donc il n'y aura pas d'article avant lundi. N'hésitez pas à laisser un commentaire sur les articles de ce blog. S'il y a un sujet que vous aimeriez voir abordé, n'hésitez pas à aller faire un tour dans la rubrique Boîte à idées pour y laisser vos suggestions...
    A.C. de Haenne 

    votre commentaire
  • Eh oui, voici deux mois que je me suis lancé dans cette aventure !
    Malgré les moments de doute, je suis toujours là, et j'en suis bien content. 
    Cette ambition du partage de la culture Mauvais Genres et populaire me mène dans cette tâche, avec laquelle je prends beaucoup de plaisir. Plaisir surtout d'écrire ces articles que j'espère les plus variés et intéressants possible. Les retours que vous m'apportez m'encouragent à continuer et je vous en remercie. Vous êtes toujours une cinquantaine (depuis le 16 mai, vous avez été 3000 visiteurs exactement (au moment où j'écris ces lignes !)) à venir me lire tous les jours et j'en suis ravi.

    Les Lyonnes de la SF

    Tant que je sentirai du désir et de l'intérêt de votre part, je continuerai...
    Merci encore à vous tous !
    A.C. de Haenne 

    8 commentaires
  • Comme tous les deuxièmes week-end de juillet depuis quatre ans maintenant, samedi je suis allé à un festival comme il doit en exister bon nombre en France durant la période estivale. Cependant, celui-ci a l'immense mérite de se produire à moins d'une heure de chez moi ! Ce sont les Médiévales de Montaner :

    Les Lyonnes de la SF

    Durant deux jours, un nombre impressionnant de spectacles nous est proposé. Joutes,  jonglerie, animations de calligraphie, de ferronnerie, de fauconnerie... Et bien d'autres choses encore...
    La nuit de samedi se clôt par un magnifique spectacle pyrotechnique suivi d'un bal bien évidemment médiéval !
    Pour rien au monde je ne louperais le tournoi de chevalerie, où des acteurs s'affrontent sur la lice du champ-clos. Même si on sait parfaitement que les combats sont orchestrés et joués par des professionnels, la violence de certains coups donnent au spectacle un réalisme impressionnant.

    Les Lyonnes de la SF

    C'est franchement un festival que je recommande à tous car il permet une immersion dans une époque certes rude par bien des aspects de la vie quotidienne (bien montrée par des passionnés qui se déguisent pour l'occasion et, durant une semaine, vivent "comme à l'époque"), mais aussi fort enrichissante.
    C'est aussi un spectacle total et éprouvant car il faut grimper les 150 mètres de dénivelé ! Pour les redescendre ensuite...
    Alors voilà, ce festival magnifique se vit entièrement. 
    Si vous êtes dans les Pyrénées l'année prochaine, surtout n'hésitez pas à y faire un tour, ça vaut franchement le coup d'oeil...

    A.C. de Haenne 

    3 commentaires
  • Ayant eu un petit problème d'ordinateur, je n'ai pas pu écrire d'articles depuis ce week-end. Tout semble rentrer dans l'ordre. Merci de votre compréhension.
    Je reviens le plus vite possible...

    A.C. de Haenne 

    votre commentaire
  • Quand on réalise l'adaptation cinématographique d'une oeuvre littéraire, on a le choix entre prendre la trame générale pour raconter une histoire autre, quoique ressemblante, ou faire une adaptation fidèle en ajoutant quelques éléments pour pallier aux carences narratives du médium cinématographique.
    A titre d'exemple, je parlerai de deux films tirés de livres.
    Le premier, c'est Je suisLes Lyonnes de la SF une Légende (I' am Legend en version originale), réalisé en 2007 par Francis Lawrence, d'après le roman écrit en 1954 par Richard Matheson.
    Les Lyonnes de la SFLe second, c'est La Route (The Road, en V.O.), réalisé en 2009 par John Hillcoat, d'après le roman éponyme de Cormack McCarthy (publié en 2006).
    Dans le premier film, on ne retrouve du roman qu'une charnière centrale, le squelette débarrassé de tous les oripeaux et autres détails. L'idée générale est respectée, mais le traitement est vraiment différent. Dans ce cas-là, il vaut mieux oublier l'oeuvre originale !
    Pour le deuxième exemple, le scénariste, Joe Penhall, a conservé intacte la trame narrative. Il a juste ajouté quelques éléments, notamment les flash-back avec la mère, afin d'expliquer un peu les choses. Ce que n'avait pas du tout fait l'auteur. C'est intéressant, mais en rien révolutionnaire...
    Et puis, il y a une troisième voie, celle suivie par Martin Scorsese avec son toutLes Lyonnes de la SF dernier film : Shutter Island (cf : critique du film).
    Là, je trouve que la mise en scène de Scorsese transcende l'histoire imaginée par l'auteur américain. Le scénario de Laeta Kalogridis était sans doute bon. Néanmoins, le réalisateur a su trouver la quintessence de l'histoire originale. Et en la sublimant, je pense qu'il en a fait une oeuvre bien supérieure au livre. C'est assez rare pour être signalé !
    J'estime qu'il faut tout l'immense talent d'un Scorsese pour obtenir un tel résultat.

    A.C. de Haenne


    4 commentaires
  • J'ai découvert Martin Scorsese avec Taxi Driver. C'était en 1985, j'avais treize ans et ça s'est passé un vendredi soir sur Antenne 2. Je peux vous dire que pour rien au

    Challenge

    monde je n'aurais loupé la  cultissime émission Ciné-Club. En effet, c'est elle qui m'a permis de me forger une sacrée bonne culture cinématographique. On y voyait des films visibles nulle part ailleurs à la télé. C'était très important pour moi qui n'avais que très peu accès au cinéma...
    Comme vous vous en doutez, voir Taxi Driver a été pour moi un véritable choc. Non pas du fait du film extraordinaire qu'il m'était donné de voir (Ce long-métrage avait reçu la Palme d'Or à Cannes en 1976). A l'époque, je n'étais pas capable d'appréhender toute la portée de ce chef d'oeuvre cinématographique. Mais ce fut un choc parce que ce film avait ouvert quelque chose en moi, quelque chose d'indéfinissable, d'impalpable et pourtant de totalement fondamental : l'amour des grands films américains et la passion pour ceux qui les font. A mes yeux de néophyte, Scorsese en était l'incarnation vivante.

    Challenge

    Dès que j'ai eu la possibilité de choisir les films que je voulais voir au cinéma, je suis allé voir Les Nerfs à vifs (Cape fear en version originale). J'y suis allé avec ma mère car je n'avais pas encore le permis à l'époque (ça se passait donc en 1992)...
    Je ne sais pas ce que son "j'ai bien aimé" d'après film voulait vraiment dire : était-elle mal à l'aise ou vraiment ravie ? Par contre, ce dont je me souviens (oh, oui, je m'en souviens très bien, malgré les presque vingt ans qui m'en séparent), c'est d'avoir pris une claque monumentale (eh oui, la deuxième !). Je pense vraiment que c'est ce film en particulier qui me donna l'amour du vrai cinéma, celui que l'on savoure en salle. Et, par là-même, j'ai été marqué par le cinéma de Scorsese, comme jamais aucun cinéaste ne l'a fait. Marqué au fer rouge, violemment et profondément. Même un Tarentino, et sa violence parfois un peu gratuite il faut bien le dire, ne m'a laissé une telle empreinte vive au fond du cerveau.
    ChallengeJuste après Les Nerfs à vif, j'ai vu un autre chef d'oeuvre de Scorsese, Les Affranchis (GoodFellas en V.O.), bien que ce dernier soit sorti une année avant le premier. Et c'est encore pendant cette période que Scorsese tourna son dernier film avec De Niro, son acteur fétiche avec qui il fit huit films. C'était Casino, c'était en 1996, et c'était très certainement la fin d'une époque faste...
    Tous ces films (il faut rajouter à la liste Raging Bull (1980) et enlever Les Nerfs à vifs) ont en commun les acteurs extraordinaires que sont Joe Pesci, qui joue toujours des personnages à 200 à l'heure, totalement incontrôlables, et bien sûr De Niro, au charisme impressionnant.
    Et à présent qu'en est-il de Martin Scorsese ? Le réalisateur étasunien demeure l'unChallenge des plus grands. Cependant, les films qu'il met en scène en ce moment sont loin d'atteindre la maestria de ceux cités plus haut. Gangs of New York, Aviator, Les Infiltrés ou Shutter Island sont tous de très grands films, mais en aucun cas ils ne peuvent avoir l'aura de ceux de sa période faste ou de ceux des débuts... Pourquoi ? C'est très certainement lié à l'acteur principal de ces films. Car Léonardo Di Caprio, malgré tout son talent, n'a pas (encore ?) le charisme du De Niro de la grande époque. Bien évidemment, ce serait trop facile si ce n'était que cela...
    Et il faut bien concéder toute l'importance qui revient à Di Caprio. En effet, sans lui, Scorsese ne tournerait sûrement plus !
    Bien sûr, ce papier n'est en aucun cas une étude exhaustive de l'oeuvre du maître. Ce n'est qu'un survol superficiel pour essayer de vous expliquer ce rapport intime qui me lie à cet incroyable artiste, qui est aussi peut-être, le plus grand cinéphile du monde...
    Pour tout cela, et bien d'autres choses encore, Martin Scorsese demeure un très grand maître !

    A.C. de Haenne 
     

    votre commentaire
  • ChallengeDepuis le film Gladiator (1999), de Ridley Scott, on assiste au retour sur nos écrans du péplum, genre que l'on croyait définitivement enterré. Parmi tous les genres cinématographiques dits mauvais, celui-ci n'a jamais eu ma préférence. Bien sûr, j'en ai vu quelques-uns durant ma jeunesse, mais je n'ai jamais trouvé cela transcendant. Pourtant, la vision du formidable film Agora (cf : critique) m'a donné l'envie d'en savoir plus, d'où l'idée de cet article.
    Même si le phénomène actuel ne peut pas être comparé à une déferlante, on assiste tout de même à un certain renouveau. Le film d'Amenabar cité plus haut en est la plus parfaite illustration, d'autant plus parlante qu'il ne s'agit pas là d'une super-production hollywoodienne ! 
    ChallengeLe péplum, qu'est-ce que c'est exactement ? 
    C'est avant tout un genre  cinématographique
    très en vogue dans les années 50 et 60, et qui a été inventé par les italiens dans les années 20. Très souvent, ces films mettent en scène des histoires se déroulant durant l'Antiquité, romaine pour la plupart, mais elle pouvait aussi être grecque ou égyptienne. Antiquité qui, il faut bien le dire, relevait plus du fantasme que du réalisme historique. Les décors en carton-pâte et les culturistes américains contribuent grandement à cette impression de fausseté...
    Mais avec ce retour en fanfare du péplum, surtout orchestré par les américains (après le succès du film de Scott, vinrent très vite des films comme Troie, de W. Petersen, ou Alexandre, d'O. Stone, tous les deux sortis en 2004...), et les moyens qui vont avec, qu'en est-il du réalisme ? Disons que le carton-pâte a été remplacé par les images numériques. Certes, elles donnent une ampleur qui était quasi-impossible aux heures fastes du genre (à part peut-être quelques exceptions telles que Ben Hur, par exemple...), alors qu'à présent le faux se situe ailleurs (Rien qu'à voir la bande-annonce du Choc des Titans, j'ai cru comprendre que les effets numériques avaient une place encore plus importante...). Cependant, cette impression est vraiment absente dans un film comme Agora. On sentirait presque la rugosité de la pierre des décors (qui, pour le coup, font beaucoup moins décors ; on les oublie totalement tant ils sont intégrés comme éléments de narration). Dans ce film, on voit la poussière voler dans la ville car c'est une ville qui vit, pas un décor justement...

    Challenge

    Et surtout, il y a dans Agora un thème qui, paradoxalement, n'avait jamais été abordé dans un péplum auparavant : la philosophie. Dans ce film, il est une question notamment qui le traverse entièrement : l'amour de la science (le mot philosophie ne vient-il pas du grec ancien, voulant dire "l'amour de la sagesse" ?) peut-il supplanter l'amour de Dieu ? Vaste question que nombre de nos contemporains se posent encore...
    En tout cas, il serait intéressant de voir si ce film magnifique est en train d'ouvrir la voie à d'autres, surtout s'ils sont de cette valeur. Ce qui est rassurant, c'est de voir qu'une production d'aussi bonne qualité puisse venir d'un pays autre que les USA. C'est peut-être d'ailleurs pour cette raison que ce film est aussi profond. Beaucoup plus en fait que tous ceux cités plus haut, qui ne proposent aux spectateurs rien d'autre que du grand spectacle...

    Challenge

    J'aurai très bientôt l'occasion de revenir sur ce sujet décidément très riche car j'ai dans ma vidéothèque les DVDs des deux saisons de Rome, la superbe série produite par H.B.O., série qui nous plonge dans les petites histoires qui font la grande Histoire. Là encore superbe !
    A suivre donc...

    A.C. de Haenne

     

    6 commentaires
  • Voilà la donc la deuxième partie de l'interview : 

    A.C. De Haenne :
    Et de deux ! J'ai cru comprendre aussi que tu n'aimais pas trop la Fantasy, est-ce que je me trompe ?

      

    Flo : La Fantasy : comme tout le monde, j'en ai lu. Et certaines œuvres me plaisent. Mais effectivement, je considère que ce genre est moins intéressant que la SF. Cependant, les Lyonnes ne sont pas fermées à parler de Fantasy... c'est juste que l'occasion ne s'est pas encore présentée (j'en lis peu) 

      

    A.C. De Haenne : Tu en es à ton 32éme épisode, peux-tu dire un mot sur le chemin parcouru et tes projets pour le futur ? 

      

    Flo : Un mot sur le chemin parcouru... euh... un chemin de plaisir et de passion, avec des rencontres géniales (auteurs, je vous aime !) Ça va paraître bateau, mais c'est réellement la chose la plus enrichissante que j'aie faite. 

    Pour le futur, mes réserves d'interviews sont pleines : outre Ayerdhal et Bordage, on aura des épisodes sur Robert Charles Wilson et Juan Miguel Aguilera.  

      

    A.C. De Haenne : Une interview de Wilson ? Ah, oui, quand même... 

      

    Flo : Plus exactement une émission consacrée à Wilson, qui est un auteur extraordinaire. Nous allons essayer de consacrer plus d'émissions aux anglophones, sans oublier nos amis francophones, of course ! Comme chaque année, la Convention Française de SF (qui sera couplée pour la première fois avec celle de Fantasy). Le développement du blog écrit. Et encore et toujours de la passion (à défaut d'un son nickel !) 

      

    A.C. De Haenne : Voilà, as-tu une chose à rajouter ? 

      

    Flo : J'ajouterai des excuses pour le son pourri : souvent, les conditions d'enregistrement sont difficiles et je travaille en amateur ! Et un grand merci à tous ceux qui ont accepté ou accepteront d'être enregistrés et à ceux qui écoutent les Lyonnes ! 

      

    A.C. De Haenne : Ah oui, au fait : on est nombreux à t'écouter ou à te télécharger tous les mois ? 

      

    Flo : Je n'ai accès qu'au nombre de téléchargements, et celui-ci augmente sans cesse. Les Lyonnes sont passées de 40 à 60 téléchargements par jour depuis janvier, ce que je trouve énorme eu égard à mon amateurisme ! Et ce chiffre ne prend pas en compte les écoutes directes à partir du site.
     

      

    ChallengeA.C. De Haenne : Une toute dernière question pour la route : le nom d'Octarine, qu'on entend s'exprimer dans le podcast, a-t-il un rapport avec Terry Pratchett ? 

      

    Flo : effectivement, j'adore Pratchett que je dévore toujours avec bonheur, et le nom de mon chat est bien celui de la huitième couleur (il faut dire qu'elle est magique !) La présence d'Octarine-chat faisait partie du délire, nous trouvions l'idée amusante et nous l'avons gardée, d'autant qu'elle permettait les "miaou" de transition. 

     

    A.C. De Haenne : C'est vrai qu'Octarine miaule de magnifiques virgules !  

    Alors voilà, on arrive à la fin de cette interview. Merci Flo pour ta patience et ta disponibilité. J'espère que cette première en appellera d'autres... Merci aussi pour l'enthousiasme que tu sais transmettre par ton podcast. J'espère avoir donné envie à un maximum de monde d'aller écouter tes émissions. Franchement, elles le méritent vraiment. Et merci encore pour tes scoops. Ça, c'est trop classe pour ma première interview ! Bon, je te laisse le dernier mot... 

      

    Flo : C'était aussi ma première interview : la gloire, enfin ! et peut-être un jour le GPI ? (rires) L'enthousiasme est ce qui me motive et je suis heureuse de réussir à le faire passer. Il y a déjà de grands podcasts francophones (Utopod, Salle 101, le Palais des Déviants) et j'espère que plein d'autres verront le jour, c'est un médium fabuleux !
     

    Je terminerai par ma formule habituelle : surtout n'oubliez pas, lisez beaucoup !

    Alors voilà, j'espère que cet entretien avec Flo vous a donné envie de découvrir le podcast des Lyonnes de la SF. Franchement, ça vaut vraiment le coup d'aller y faire un tour...
    Personnellement, j'ai trouvé 
    cette expérience très enrichissante. J'espère donc pouvoir la renouveler rapidement...

    A.C. de Haenne 

     


    4 commentaires
  • Aujourd'hui, je vais vous parler d'un podcast très intéressant que j'ai découvert il y a un peu moins d'un an maintenant. Les Lyonnes de la SF est porté à bout de bras par une passionnée, Flo. C'est une formidable amatrice éclairée qui parcoure les festivals et les conventions pour nous faire part de ses pépites, des petites émissions sur la Science-Fiction disponibles sur le Net. Si vous êtes intéressés, vous pouvez soit aller sur le site des Lyonnes de la SF, soit vous inscrire sur un agrégateur, style iTunes ou autres.
    Alors voilà, comme promis, je vous retranscris ici l'entretien en exclusivité mondiale qu'elle a eu la gentillesse de m'accorder :

    A.C. De Haenne :
    Bonjour Flo. Avant de commencer cette toute première interview sur le Blog de A.C. De Haenne, j'aimerais te remercier pour ta gentillesse et ta disponibilité. 

    Première question : depuis combien de temps les Lyonnes de la SF existent-elles ? 

      

    ChallengeFlo : Bonjour A.C. de Haenne. 
    En envie, depuis très longtemps, mais dans les faits, le podcast existe depuis mars 2006, avec un silence entre mai 2008 et juillet 2009, à raison d'à peu près un épisode par mois. 

      

    A.C. De Haenne : Comment sont-elles nées ? 

      

    Flo : L'idée est partie d'un délire que j'ai eu avec mon amie Selene aux Utopiales 2005, au cours desquelles on s'est dit que nous voulions nous aussi un Grand Prix de l'Imaginaire. La forme podcast a été suggérée par Selene, qui est journaliste et donc plus au fait des formes de communication.
     

      

    A.C. De Haenne : Ce nom de Lyonnes de la SF, est-ce un jeu de mots entre Lionnes et Lyon ? 

      

    Flo : Comme nous habitions Lyon, le nom des Lyonnes, jeu de mot entre Lyon et lionnes, ainsi que tu l'as deviné, s'est imposé facilement. 

      

    A.C. De Haenne : En écoutant ton podcast, j'ai noté un penchant féministe (que je partage, soit dit en passant), est-ce exact ? 

      

    Flo : Oui, c'est vrai. Lors de ses études, Selene a écrit un mémoire sur le féminisme dans la SF... Notre épisode 20 est d'ailleurs entièrement consacré aux femmes dans la SF. Il a dû être scindé en 3 parties... 

     

    A.C. De Haenne : J'ai cru comprendre que tu es à présent seule à la barre du vaisseau, qu'en est-il de Selene ? 

      

    Flo : En effet, j'ai déménagé dans les Hautes Alpes et il est devenu plus difficile d'enregistrer. Nous le faisions en direct, d'où la spontanéité de nos échanges (qu'est-ce qu'on rigolait !), et nous avons hésité à passer par un médium comme skype. Puis, quand l'envie de reprendre m'a titillée, Selene m'a avoué qu'elle était passée à autre chose et que pour le moment elle ne souhaitait pas m'accompagner. Voilà pourquoi les Lyonnes sont devenues les Lyonnes-Flo toute seule. J'ai choisi de ne pas changer de titre, car je ne voulais pas recommencer de zéro (et qui sait, peut-être que ma compagne va revenir ?) Au début, j'appréhendai de ne pas pouvoir conserver le ton seule, mais après quelques épisodes ternes, cela va mieux (merci pour tes appréciations enthousiastes, elles m'ont fait beaucoup de bien).  

    Et ici je te livre un scoop exclusif : une nouvelle Lyonne va faire son apparition au prochain épisode (consacré à Lionel Davoust), elle s'appelle Alice, elle est passionnante, intelligente, critique et tout... 

      

    A.C. De Haenne : Waow ! Première interview, et déjà un scoop ! Quel chanceux je suis ! J'ai remarqué aussi que tu interviewais souvent des gens pas ou peu connus. Est-ce à dessein ? 

      

    Flo : Ma timidité m'empêche d'aborder les grands noms... Encore que, autre scoop, j'ai dans mes réserves une interview de Pierre Bordage. Plus exactement, j'aime faire des rencontres, et quand je sympathise avec un auteur sympa, hop, je sors mon dictaphone, quitte à lire ses livres après coup ! Je n'ai pas l'impression d'interviewer des gens peu connus, j'ai au contraire le sentiment qu'ils sont importants. Et en les lisant, j'en suis convaincue (je ne prendrais comme exemple que Mélanie Fazi...) J'aimerai interroger des anglophones, mais mon anglais est insuffisant (cependant, j'ai peut-être trouvé moyen de contourner cette difficulté majeure). 


     

    A.C. De Haenne : Et de deux ! J'ai cru comprendre aussi que tu n'aimais pas trop la Fantasy, est-ce que je me trompe ? 

      

    Sur la photo, Flo interviewe Stéphane Beauverger, G.P.I. 2010 lors des dernières Utopiales de Nantes.
    La suite, dès demain...


    2 commentaires
  • En hommage à Octarine (elle se reconnaîtra...), je voudrais aujourd'hui vous parler d'un auteur que je trouve absolument génial : Terry Pratchett. Bien sûr, nombre d'entre vous connaissent déjà les Annales du Disque-mondeChallenge, cette impressionnante série de trente-sept romans écrits par l'auteur anglais depuis 1983. Pour ceux qui n'ont pas eu la chance de découvrir ce monde, laissez-moi vous le décrire en quelques mots... Le Disque-monde est une Terre plate et circulaire qui se trouve soutenue par quatre éléphants (Tubul, Bérilia, Jérakine et Ti-phon l'immense), eux-même portés par la gigantesque tortue stellaire A'Tuin.
    Et sur ce monde particulier, fait de mers et de continents, cohabitent des milliers d'êtres vivants ! Ou non. Oui, car la Mort est un des personnages importants de ce monde !
    Mages, Sorcières, apprenti de la Mort, Orang-Outan bibliothécaire, et bien d'autres encore... sont autant de personnages qui traversent ces romans dans des aventures menées tambour battant , et avec un humour décapant. ChallengeQuand quelqu'un me demande de décrire ce monde, je lui dis d'imaginer le monde de Tolkien revisité par les Monthy Python ! 
    En ce qui concerne la forme, rien que le style de Terry Pratchett vaut le détour. L'humour est servi par un génie incroyable de la métaphore. En quelques mots, il sait faire naître dans l'esprit du lecteur l'image exacte de ce qu'il voulait dire. Moi qui m'essaie modestement à l'écriture, je m'inspire de mes lectures de Pratchett. Eh bien, je peux vous dire que ce n'est pas aussi évident que cela en a l'air.
    Il ne faut pas oublier non plus les traductions de Patrick Couton (que j'ai personnellement croisé dans la librairie de l'Atalante, à Nantes). En 1998, il a reçu un G.P.I. pour l'ensemble de ses traductions des Annales du Disque-monde. Pour le moment, trente-trois romans ont été traduits et sont disponibles chez nous dans l'édition L'Atalante (personnellement, j'en suis au douzième livre de la série) . Pour les gens un peu moins fortunés, une partie de ces livres sont disponibles aux éditions Pocket.
    ChallengeVoilà ce qu'on pouvait dire du Disque-monde. Cependant,Challenge malgré le nombre impressionnant de livres composant cette série, l'oeuvre de Pratchett ne se réduit pas qu'aux Annales du Disque-monde. En effet, outre la trilogie du Grand livre des Gnomes, Pratchett est l'auteur d'un livre excellent qui s'appelle : De bons présages. Il a écrit ce dernier en collaboration avec Neil Gaiman, l'auteur de Coraline.
    De bons présages devrait être porté à l'écran par un autre génie qui se prénomme aussi Terry : l'hétéroclite et génial Gilliam en personne, le plus anglais des cinéastes américains. Vivement...
    Malheureusement, je me dois de clore cet article sur Terry Pratchett en vous faisant part d'une mauvaise nouvelle concernant cet auteur. En effet, fin 2007, Pratchett annonce publiquement qu'il est atteint par une forme rare de la maladie d'Alzheimer. 
    Reste tout de même une oeuvre considérable sur laquelle je vous conseille vivement de vous précipiter...

    A.C. de Haenne 
     
     

    5 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique