• Tous les gens qui ont des enfants savent à quel point cette durée est importante. Eh oui, ça fait déjà neuf mois que vous suivez la vie de ce blog qui ne demande que votre participation pour grandir : par votre lecture que j'imagine attentive, vos commentaires que je sais toujours pertinents, et vos réponses aux sondages qui nous sont précieux car ils nous servent à mieux vous cerner. Eh oui, j'emploie le "nous" car depuis trois mois maintenant Les Murmures est venu rejoindre l'équipe de rédaction qui se composait de... moi-même. Depuis le début, je trouve cette collaboration aussi positive qu'enrichissante. Elle nous permet à tous (rédacteurs comme lecteurs) d'ouvrir des horizons. Car il est toujours bon d'aller au-delà de ce qu'on connaît. C'est en cette occasion des neuf mois que Les Murmures a eu la (bonne) idée d'une interview un peu particulière, histoire que, pour une fois, nous nous dévoilions un petit peu...

    Mais en attendant la surprise qui ne va plus tarder maintenant, je vous propose la rituelle image en hommage à Frank Frazetta :

    Ondes sonores

    A.C. de Haenne


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  • Nous arrivons au neuvième mois du Blog. C’est un petit événement. Moi, j’y suis présent depuis un tiers de son existence, au moins en tant que rédacteur. Si on fait une petite rétrospective, mis à part certains pics vraiment étonnants, on observe aussi une augmentation progressive de la fréquentation et surtout, une fidélité certaine de lecteurs et de lectrices. De nouvelles chroniques sont apparues, mais aussi des registres peu explorés à la création du blog. J’ai l’impression, en fait, que si nous parlons des mêmes (mauvais) genres de choses, nos parcours « de consommateurs de Culture » sont assez différents : Interview croisée !

    Les Murmures.

     

    Qu’est-ce qui vous plait dans la Culture Mauvais Genres ?

     

    A.C. de Hænne : Ce qui m'a amené vers la Fantasy, le Fantastique, le Polar et, plus récemment vers la Science-fiction, c'est un besoin d'évasion. Depuis l'enfance, je cherche à quitter mon quotidien morne et plat. Les films et les livres sont de merveilleux moyens d'y parvenir.

     

    Ondes sonoresLes Murmures : Et bien, je crois que je suis entré dans le Mauvais Genres par la musique. On en reparlera plus bas je pense. En fait, c’est plus compliqué que ça. Quand j’étais gosse, j’ai été nourri à la collection Chair de Poule. C’étaient des livres pour enfant qui se voulaient livres d’horreur. Parmi ceux-ci il y en a deux qui m’ont marqué (mais je ne me souviens plus des titres) : un se passait dans un parc d’attraction et l’autre ça devait être un truc genre La momie, ou La malédiction de la momie. Enfin, un truc mâtiné de mythologie égyptienne. Puis il y a eu un programme polar au…collège ou lycée je sais plus où j’ai lu Les buveurs de rêves qui m’a vraiment marqué. Et puis je me suis mis à la musique. Je lisais peu, mais je me passionnais pour des groupes obscurs et alternatifs. Je suis revenu à la lecture qu’après.

     

    Jusqu’’il ya peu, il y avait certes des livres et des films, mais assez peu de BD et pas de musique. Seriez-vous des hommes de livres ?

     

    A.C. : de films plutôt. Même si j'ai toujours lu, ce n'est que depuisOndes sonores sept ou huit ans que la lecture fait partie de mon quotidien. Le cinéma par contre, ne me quitte plus depuis 20 ans maintenant. Même quand j'ai passé un mois à Bratislava, j'ai réussi à aller voir cinq films ! ;-) OK, ce n'est pas toujours en salles obscures, et en version originale (heureusement est arrivé le DVD !), mais c'est quasiment exclusivement des films de genre.

    En ce qui concerne la BD, j'en ai lu, dans mon enfance, et même après. J'en lis moins, voilà tout.

    Pour la musique, à part le classique (Mozart, Prokofiev...), The Doors et les Têtes Raides, j'avoue assez facilement m'en passer. Je suis très heureux que tu aies ouvert cette rubrique sur le blog.

     

    Et pour toi, Les Murmures, la musique prend une grande place dans ta vie ?

     

    L.M. : Oui ! Depuis que j’ai récupéré mon premier tourne-disque (un vieux machin d’époque), j’ai pas arrêté. J’ai clairement plus de musique que de livres/BD. Même de film. Mais je ne télécharge pas, si ce n’est les vieux albums en vinyles que je n’ai pas envie d’acheter en CD. J’écoute quelque chose comme entre 5 et 8 albums par jour, et je peux passer un bout de temps sans écouter deux fois la même chose. En fait, ado, j’ai découvert un petit disquaire indé, dans un local minuscule. Et j’y passais mes journées (enfin, fin d’aprèm car j’avais lycée quand même), à écouter de la musique, lire des vieux magasines BD/comics et m’encanailler assez régulièrement…

     

    Est-ce que les films et les livres sont au même niveau pour vous (d’un point de vue sensibilité, affection, etc.) ?

     

    A.C. : Définitivement non. Le cinéma gagne haut la main ! Depuis mon adolescence, j'ai nourri Ondes sonoresmon imaginaire de milliers de films, pas toujours très bon je dois bien l'avouer. J'adore me déplacer dans une salle obscure et vibrer avec des inconnus. C'est tellement bon ! Même si, depuis neuf ans que j'habite dans une petite ville des Pyrénées qui ne possède qu'une seule salle de ciné, ce n'est pas toujours évident d'assouvir cette nécessité vitale (j'exagère à peine) de voir des films récents. Je compense tout de même pas mal avec le vidéoclub, car, moi non plus, je ne télécharge pas ! Le DVD est une invention géniale car il permet de voir tous les films en V.O. (sauf les films que je regarde avec ma fille, bien sûr !) Le cinéma, du moins celui que j'apprécie, apporte une émotion unique car c'est un art total. Les cinéastes qui me font vibrer sont tous (ou presque) américains, mais à la marge du système hollywoodien : David Lynch, les frères Coen et Terry Gilliam, pour les meilleurs d'entre eux. Cronenberg, Carpenter et Scorsese, pour certains de leurs films, ont réalisé parmi les plus grands chefs d'œuvre du cinéma mondial. Tous ces réalisateurs ont un univers bien à eux, inimitable. J'aime les suivre de film en film, voir où ils vont m'emporter. J'aime être transporté, loin, très loin de mon quotidien souvent trop étroit. 

    Bien sûr, la lecture m'apporte aussi cela, mais c'est une activité solitaire qu'on peut plus difficilement partager. Même si j'adore lire, le problème c'est que je lis (relativement) lentement, et c'est assez frustrant. Je ne peux lire deux romans à la suite dans une même soirée. Avec le cinéma, c'est possible. Le réveillon de Noël 1998, je me suis même fait trois films à la suite.

     

    L.M. : Comme je le disais tout à l’heure, la musique m’a permis de m’échapper, de passer par tous les sentiments humains. J’ai des souvenirs de soirées de la fête de la musique passée chez mon Ondes sonoresdisquaire, à écouter de la musique et à m’abreuver…ou de nuits blanches à écrire et à écouter de la musique. Elle ne me quitte jamais. Les films, ça a souvent été au dessus de mes moyens, contrairement aux disques que j’empruntais allégrement. Après, je regarde des films. C’est pour ça aussi que j’aime la BD, j’en trouvais beaucoup chez ce disquaire, avec une quantité de livres à 1€. Dans mon imaginaire d’adolescent blasé révolté en colère contre tout et tous, le cinéma m’apparaissait comme un loisir de riches. Bon, aujourd'hui, j’ai nuancé mon point de vue bien sûr. Mais à l’époque, j’étais plus friand des rendez-vous après-midi où on envahissait la rue (qui n’était pas piétonne mais qui le devenait) en poussant la musique. Mais je n’ai jamais retrouvé cette ambiance encore. L’avantage des petites villes surement.

    Voilà, la suite arrive dès demain, promis...


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  • Dans un pays d'Europe Centrale, Elcana nait avec une différence. Il s'agit d'un lilliputien, un nain "parfait". Sa petite taille, il la compense par une agressivité qui le pousse à des actes de violence. Il finit par tuer quelqu'un en voulant sauver une jeune fille victime d'un viol. Sa fuite le mènera jusqu'au Nouveau Monde. Au large de New-York, sur l'île de Coney Island, un immense parce d'attraction a été monté : dans une ville de Dresde médiévale à l'échelle, des lilliputiens vivent pour le plus grand plaisir des visiteurs...

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  • En effet, demain, Les Murmures nous dévoile enfin la petite surprise qu'il nous a préparée. Je ne sais pas pour vous, mais moi je n'y tiens plus !

    A.C. de Haenne


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  • Grand-Père est un "bohémien" (mauvaise traduction de traveller) qui a gardé les traditions de son peuple, et qui vit toujours dans une roulotte, contrairement à Papa Reilly, son gendre, qui, à la mort de sa femme, a sombré dans l'alcool et a choisi d'aller vivre avec ses deux fils dans une miteuse HLM de Dublin.

    Un jour, Grand-Père trouve un cheval sur la grêve, et il le nomme Tir na nOg (Terre de l'éternelle jeunesse). Il le ramene à la cité...

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