• Dans un Détroit livré au crime et à la corruption, où la police officielle n'arrive plus à faire face, une société privée, O.C.P., propose ses services afin de créer la cité du futur, Delta City.

    C'est dans ce contexte que l'officier de police Alex Murphy arrive dans son nouveau commissariat... 

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  • Il y a des jours comme ça où il vaudrait mieux rester couché. Voilà, c'est officiel, Lucas Moreno a pris une terrible décision, il va arrêter utopod.

    Fantasy au Petit-Déjeuner

    Voici la déclaration qu'il a mise sur le site du podcast qu'on regrette déjà :

     

     Chères auditrices, chers auditeurs,

    Vous aurez compris au titre de cet article de quoi il est question. Avant de vous expliquer les raisons de ma décision, je tiens à commencer par deux touches positives.

    Premièrement, un message capital en trois mots : restons en contact ! L’année prochaine, j’ai dans l’idée de mettre sur pied un blog personnel à l’anglo-saxonne, avec diffusion de mes nouvelles – sans aucune restriction de partage ni blocage électronique – au format texte et sans doute aussi au format audio, selon la même formule et les mêmes critères de qualité qu’utopod. De manière plus générale, qui sait, il n’est pas impossible qu’un jour je lance un nouveau projet littéraire en ligne, et le moment venu je trouverais vraiment dommage d’avoir perdu le contact avec vous, les auditeurs d’utopod, friands de bons textes et d’initiatives innovantes sur la Toile. Alors voici une solution très simple pour éviter cela : écrivez-moi un mail vide en mettant dans le titre « Lettre d’information de Lucas ». Ainsi, vous serez tenus au courant de mes projets actuels et futurs.

    Deuxième point positif : utopod s’arrête, mais le site et le flux demeurent actifs, ce qui signifie que l’ensemble des épisodes restent indéfiniment à disposition des internautes. Utopod devient ainsi une sorte de fonds audio électronique de nouvelles francophones de SF, de fantastique, d’horreur et de fantasy.

    Passons à l’essentiel : après pas loin de quatre ans de bons et loyaux services, j’ai pris la décision de mettre un terme à utopod. L’épisode 045 était donc le dernier. Je ne passerai pas le flambeau, ce qui veut dire que l’émission s’arrête pour de bon.

    J’ai fait ce choix pour une raison bien simple : utopod me prend un temps énorme et rogne sur mon temps d’écriture personnelle. Pour vous donner une idée, voici le travail que demande la production d’un épisode : lecture de revues, de recueils et d’anthologies en continu ; démarches administratives concernant les droits d’exploitation audio du texte retenu ; travail d’édition et d’adaptation de la nouvelle en collaboration avec l’écrivain ; gestion du « calendrier comédiens » ; travail sonore sur le fichier audio que m’envoie le lecteur ; recherches biobibliographiques sur l’auteur ; écriture, enregistrement puis montage de l’introduction et de l’épilogue ; montage et nettoyage global de l’épisode ; rédaction de l’article de blog ; rédaction des mails de promotion ; puis, lorsqu’il y a un souci technique sur le flux ou le site, correspondance avec le webmaster jusqu’à ce que le problème soit résolu. Et je ne compte pas toutes les tâches annexes qui sont nécessaires au bon fonctionnement de l’émission mais que je dois laisser de côté par manque de temps. Je pense avant tout aux recherches de fonds en vue de rémunérer décemment les auteurs, les ingénieurs du son et les comédiens – qui en tant que professionnels du métier fournissent un travail colossal pour pas grand-chose, voire souvent gratuitement. Je pense aussi aux démarches de marketing sur la Toile, au développement de collaborations commerciales solides et à l’établissement de partenariats avec des maisons d’édition et d’autres structures.

    L’équation est simple : plus le niveau de qualité d’utopod augmente, plus la barre est placée haut et plus la professionnalisation de l’émission devient urgente. Je devrais fonder une petite société et y consacrer un gros pourcentage de mon temps pour que la machine tourne. De cette façon, je pourrais enfin payer correctement les divers intervenants, prévoir un petit salaire pour moi et répondre au souhait légitime des auditeurs : plus de textes inédits, plus d’épisodes, bref plus de quantité et de qualité.

    L’ennui, c’est que mon objectif et mon désir ne se trouvent pas là. Ma priorité, c’est l’écriture, or je constate que depuis un bon bout de temps utopod prend le pas sur celle-ci. Déjà maintenant la charge de travail est trop importante pour moi.

    Je pourrais déléguer, constituer une équipe de bénévoles pour m’épauler, sous-traiter en quelque sorte, mais j’avoue que j’aime faire cavalier seul, que je suis un incorrigible perfectionniste et que je crois au proverbe : « On n’est jamais si bien servi que par soi-même. » En outre, il faudrait de toute façon gérer l’équipe en question. Et puis l’idée du bénévolat, pour être sincère, ne m’enchante plus tellement.

    Ma décision est donc prise : j’ai envie de consacrer tout mon temps libre à l’écriture et de travailler sérieusement à ma carrière d’auteur.

    Utopod a été une aventure merveilleuse, enrichissante, euphorisante, qui m’a fait rencontrer des gens formidables, qui m’a procuré immensément de joie, qui m’a permis d’acquérir un métier – ou plusieurs métiers, devrais-je écrire, puisque le podcasting littéraire se situe à la conjonction de nombreux domaines de compétence. Bref, c’était un voyage exceptionnel, unique, et je ne regrette pas la moindre seconde passée à travailler sur l’émission. Je désire simplement passer à autre chose.

    Je m’en vais rassuré, par ailleurs, parce que je vois fleurir sur la Toile quantité de projets littéraires innovants qui indiquent une relève saine et réjouissante. Citons par exemple Angle Mort, nouvelle revue électronique francophone très ambitieuse et très prometteuse ; Le Palais des déviants, un podcast old school à la saveur incomparable porté par l’érudition du professeur Étienne et du docteur Laurent ; Les Lyonnes de la SF, un autre podcast de SF très sympathique créé bien avant utopod et qui poursuit à ce jour ses émissions avec passion ; Donner de la voix, un podzine littéraire qui diffuse des lectures sur le modèle d’utopod ; Onirismes, une revue électronique qui devrait voir le jour l’année prochaine. Et il y a bien d’autres initiatives de ce type ! La Toile francophone bouge, les projets littéraires abondent et la relève est assurée !

    Avant de vous dire au revoir, j’aimerais remercier toutes celles et tous ceux qui ont contribué à faire exister utopod. La liste est longue :

    • mon épouse Stéphanie, qui a supporté et soutenu son podcasteur de mari pendant près de quatre ans, et sans qui utopod – comme tant d’autres choses – n’aurait tout simplement pas été possible ;
    • l’équipe d’ingénieurs du son et de comédiens professionnels, aussi talentueux que généreux, qui ont créé de la magie et nous ont fait rêver pendant toutes ces années ;
    • les auditeurs, pour leur fidélité, leur enthousiasme, leurs dons, leurs messages d’encouragement (une mention spéciale pour Antoine et Cédric) ;
    • les auteurs (notamment les pionniers et les récidivistes, comme Xavier Mauméjean, Ugo Bellagamba, Johan Heliot, Catherine Dufour), parce qu’ils m’ont fait confiance à un moment où la baladodiffusion était un média méconnu en francophonie et avait toutes ses preuves à faire, et bien sûr aussi pour leurs captivantes histoires ;
    • les illustrateurs (spécial dédicace à Aurélien Police), qui par leurs superbes visuels ont contribué à donner à utopod sa marque de fabrique ;
    • Clément Bourgoin, pour sa générosité dès les premiers jours de l’émission (notamment le gros don versé par sa librairie Ys), le superbe site qu’il nous a concocté pour une bouchée de pain et sa gestion du flux depuis l’été 2009 ;
    • Marc Tiefenauer, cofondateur de l’émission, pour l’énergie investie aux premiers temps du projet, les lectures et le webmastering jusqu’à la reprise par Clément ;
    • les sponsors (l’AMDA et la Maison d’Ailleurs) pour leur soutien financier et les collaborations rendues possibles ;
    • les partenaires du site, pour leur soutien, la pub croisée, les articles et interviews accordés ;
    • les éditeurs partenaires (les revues Solaris, Bifrost, Galaxies et Lunatique ainsi que les éditeurs Fleurus, Mango, EONS et ActuSF pour leurs services de presse réguliers) ;
    • toutes les maisons d’édition et revues qui se sont prêtées au jeu de la collaboration éditoriale, pour leur ouverture d’esprit et leur modernité ;
    • les festivals (Imaginales, Utopiales) et les jurys de prix (Grand prix de l’imaginaire, Prix Bob Morane, Prix Imaginales), pour la reconnaissance ;
    • les potes de la SF romande, pour leur soutien indéfectible, leur foi(e), les pingus, les bières ;
    • de manière générale, toutes celles et tous ceux qui m’ont témoigné de la confiance et de la reconnaissance, qui malgré la force du courant ont cru à un concept différent, à un média littéraire nouveau, à un projet improbable ;
    • l’ensemble des personnes que j’aurais oubliées, à qui je présente mes excuses (quatre ans de navigation, c’est beaucoup : on voit passer une foule de marins).

    Une fois encore, chers lecteurs et auditeurs, gardons le contact ; après tant de temps passé ensemble, tant de choses partagées, il serait vraiment dommage de se perdre de vue ! N’oubliez pas : il est fort probable que je diffuse mes nouvelles aux formats texte et audio sur le Web dès l’année prochaine ! Inscrivez-vous à ma lettre d’information en m’envoyant un mail vide intitulé « Lettre d’info de Lucas » ! Et rejoignez-moi également sur Facebook et Twitter.  

    À une prochaine fois peut-être, sur la Toile ou en live, au détour d’un festival ou ailleurs. 

      Avec toutes mes amitiés éditoriales, Lucas Moreno éditeur et producteur d’utopod 

     

    Fantasy au Petit-Déjeuner

    Même si je dois vous avouer être au courant depuis un certain temps, j'ai tout de même du mal à digérer la nouvelle. La seule compensation que l'on pourra trouver, c'est le fait que Lucas veuille se lancer pleinement dans une carrière d'auteur. Pour avoir lu deux de ses nouvelles dans Bifrost, je peux vous dire que ça nous promet que du bon. J'aurais l'occasion de vous en reparler très bientôt...

    En attendant, je suis inconsolable...

    A.C. de Haenne (qui va aller pleurer dans son coin...)


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  • Un homme part au Japon pour essayer d'exorciser les démons qui le rongent de l'intérieur...

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  • Avec ses promesses de rencontres, d'enrichissement intellectuel (et sonFantasy au Petit-Déjeuner corollaire, l'appauvrissement pécuniaire) et de surprises, j'attendais cette nouvelle édition des Utopiales avec une impatiente teintée d'un brin d'appréhension. En effet, je craignais de ne pas trouver autant de plaisir à suivre les conférences que celui que j'avais ressenti l'année précédente. A ce niveau-là, je ne m'étais pas trompé. Oui, à part deux ou trois tables rondes fort intéressantes (celles sur les limites de l'imagination avec Xavier Mauméjean, Vincent Gessler, Thierry di Rollo et Gérard Klein était un pur bonheur !), la rencontre avec China Miéville où je suis arrivé pile poil lorsque commençait la série des questions du public (mais bon, mon entrevue personnelle avec lui valait bien toutes les conférences du Monde !), je n'y ai pas trouvé mon compte. En plus, ne dormant pas sur Nantes, je ne pouvais pas être à 100% disponible...

    Mais alors, ai-je aimé cette onzième édition des Utopiales ? Eh bien, je vous répondrais sans ambages par la positive. En effet, contrairement à l'année dernière où je m'étais concentré sur les conférences, jonglant entre celles qui se déroulaient au niveau de l'espace Shayol, et celles du bar de Madame Spock, là j'ai pris du temps pour aller voir des films (l'un dans la série Rétrospective, et l'autre en compétition officielle).

    Fantasy au Petit-DéjeunerEt puis, en 2010, j'ai inauguré une activité que je n'avais pas du tout connue durant la dixième édition : la rencontre avec d'autres blogueurs ! En effet, depuis six mois que je tiens ce blog, j'ai eu le temps de faire quelques connaissances virtuelles. A l'initiative de Guillaume44, tous les jours du festival, les blogueurs qui le souhaitaient pouvaient se rencontrer au stand du Club de Présences d'Esprits. J'ai d'ailleurs été formidablement bien accueilli par l'équipe, vraiment très dynamique. Sur le stand, on pouvait discuter de nos diverses expériences, du festival... Mais aussi, ils proposaient deux revues : Présence d'Esprits et A.O.C. Et ce que j'ai vraiment bien aimé - d'aucuns diront que je suis vite devenu addict ! -, c'était leur Loterie Solaire. Pour 1,50€, on tirait des dés, et on pouvait gagner des livres ! Formidable !

    Et puis, le point d'orgue de cette rencontre entre blogueurs a été atteint lorsFantasy au Petit-Déjeuner d'un dîner dans une pizzeria de Nantes. Autour d'un bon repas, on a eu quelques discussions littéraires et cinématographiques (mais pas que...) fort intéressantes. Parmi les blogueurs de la sphère SFFF, il y avait bien sûr Guillaume44, du blog Traqueur Stellaire, grand ordonnateur de la soirée. Il y avait aussi Lhisbei, de RSF Blog, accompagnée de Monsieur (qui a prit plein de photos lors des conférences...). Tigger Lilly (Le Dragon Galactique) était là, elle aussi. Laure et Isil étaient présente (si j'ai bien tout compris...). Et puis, il y avait une blogueuse très sympathique qui, elle, ne faisait pas partie de la blogosphère de l'Imaginaire. Il s'agissait de SeeMee. La spécificité de son blog est de s'intéresser aux phénomènes du net : blogs, Facebook, et surtout Tweeter (elle m'a narré avec beaucoup d'enthousiasme les avantages de ce réseau social le long du chemin venteux et pluvieux qui nous menait jusqu'au restaurant...)

    Bref, ce fut une fort agréable soirée passée entre gens passionnés. J'ai donc pu mettre des visages sur des pseudos, et commencer à nouer quelques contacts.

    Voilà, cet article clôt ma série sur les Utopiales (pas tout à fait car je viendrai vous faire la critique de tous les livres que j'ai acheté durant le festival...)

    A.C. de Haenne

    P.S. : Lhisbei, je me suis permis pour la photo, j'espère que tu ne m'en voudras pas. Eh oui, elle correspondait pile poil pour illustrer mon article. Merci.


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  • Un film russe suivi d'un documentaire franco-dano-allémano-hollando-russe (oui, rien que ça !) lors de la rétrospective du festival des Utopiales.

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